Démantèlement d'une nouvelle cellule affiliée à Daech à Errachidia

LUTTE ANTI-TERRORISTE AU MAROC

Pour réussir cette opération, le BCIJ a travaillé en étroite collaboration avec les services de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN). Une coopération sécuritaire qui leur a permis de découvrir un impressionnant arsenal chez les suspects.

Les organisations terroristes ont toujours le Maroc en ligne de mire. Nouvelle illustration, le démantèlement d’une nouvelle cellule terroriste mardi 14 septembre à Errachidia par le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ).

Cette entité affiliée à Daech a été mise hors d’état de nuire après des opérations simultanées menées par les éléments de la force spéciale relevant de la Direction générale de surveillance du territoire (DGST), qui ont permis de mettre la main sur le principal suspect considéré comme l’«émir présumé» ainsi que deux autres membres de cette cellule, explique un communiqué du «FBI marocain».

Pour réussir cette opération, le BCIJ a travaillé en étroite collaboration avec les services de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN). Une coopération sécuritaire durant laquelle ils ont pu découvrir un impressionnant arsenal dans leurs domiciles et dans un local commercial de l’un des suspects.

Un impressionnant arsenal
Des uniformes paramilitaires, du matériel informatique, des cartes mémoire, des téléphones portables, des manuscrits faisant l’apologie des opérations terroristes. Ce local était en fait le véritable quartier général de la cellule terroriste. C’est dans cet endroit, transformé en lieu de prière, où ses membres planifiaient des crimes terroristes contre des personnes, dont un imminent assassinat contre une personne qui travaille dans un service d’utilité publique, d’après les enquêteurs.

«Les recherches, investigations et opérations de filature opérées pour confondre les membres de cette cellule terroriste ont permis de déterminer que son émir présumé s’activait dans l’embrigadement et le recrutement d’adeptes de courants religieux traditionnels», constate le BCIJ. Les enquêteurs marocains ont également révélé que les membres de cette entité se partageaient des contenus numériques à caractère terroriste, notamment des documents sur les attentats- suicides et les assassinats perpétrés par Daech dans plusieurs régions du monde, afin d’inciter le collectif à commettre des crimes dans le Royaume.

Ces différents suspects ont été placés en garde-à-vue en attendant les résultats de l’enquête du BCIJ pour identifier les différentes personnes impliquées au niveau régional et international.