Deux jeunes casseurs casablancais condamnés à 2 ans de prison ferme

LA JUSTICE FRAPPE FORT

La justice marocaine semble de plus en plus en harmonie avec les revendications des Marocains sur les réseaux sociaux. Après les actes de vandalisme qui ont concerné une quinzaine de nouveaux bus à Casablanca, trois jours seulement après leur mise en service par la société espagnole Alsa, les Marocains avaient appelé l’Etat à sévir contre les casseurs en leur infligeant les plus lourdes sanctions.

C’est désormais chose faite. Lundi 1er mars 2021, le tribunal correctionnel de Aïn Sebaa a prononcé son premier verdict contre deux d’entre eux en les condamnant à deux ans de prison ferme. Une lourde peine qui semble satisfaire les Marocains, qui paraissent outrés et scandalisés par ces actes inacceptables qui détruisent les biens publics. Il faut dire que leur mobilisation sur les réseaux sociaux a porté ses fruits. En condamnant ces jeunes voyous désoeuvrés à deux ans de prison ferme, la justice rompt littéralement avec une certaine forme de clémence par laquelle les casseurs sont souvent condamnés à des peines légères qui ne dépassent pas deux à trois mois.

Mi-février 2021, la société espagnole Alsa a mis en circulation 450 bus flambant neufs fabriqués totalement au Maroc. La flotte sera rapidement relevée à 700 véhicules d’ici la fin de cette année. Les Casablancais expriment une grande satisfaction quant la qualité de ces nouveaux engins, équipés des dernières technologies de circulation, de confort et de communication.

Mais les derniers actes de vandalisme perpétrés par des jeunes ont crée un malaise dans la métropole. Plus d’une quinzaine de nouveaux bus ont fait l’objet de casse, provoquant des dégâts matériels importants. Il faut dire que les nouvelles caméras de surveillance, installées à l’intérieur des véhicules, ont permis de démasquer rapidement les casseurs. La police, de son côté, a fait preuve de diligence et de rapidité dans leur arrestation.