Capital-investissement: Quand les entreprises sanitaires résistent à la crise

Les firmes marocaines spécialisées dans la santé, les TIC et les services, soutenues par les investisseurs en capital, ont enregistré les plus fortes croissances durant 2020, sur l’ensemble des entreprises accompagnées, d’après l’Association marocaine des investisseurs en capital (AMIC).

Les entreprises qui s’activent dans le secteur de la santé semblent épargnées par les conséquences du Covid-19. C’est du moins ce qu’indique le rapport d’impact sur le capital- investissement au Maroc en 2020 de l’Association marocaine des investisseurs en capital (AMIC).

Ce document de dixsept pages publié le 1er décembre 2021 révèle que ces sociétés qui ont ouvert leur capital aux investisseurs ont connu la plus forte croissance durant l’année écoulée, avec une hausse de 25% de leur chiffre d’affaires, devant celles des Technologies de l’information et de la communication (TIC), avec une croissance de 12%, et les services, qui ont enregistré une évolution de 8%.

D’après l’amict, ce rapport a ciblé l’ensemble des sociétés de gestion adhérentes à l’association ayant un bureau de représentation au Maroc et dont une partie des fonds est dédiée à l’investissement dans le Royaume, les fonds investissant majoritairement dans les Petites et moyennes entreprises (PME) et les entreprises non cotées, et les fonds ayant une période de vie limitée dans le temps. Tous les secteurs ont été étudiés, à l’exception des fonds dédiés à l’immobilier et au tourisme, précise-t-elle.

Une bonne résilience
Selon l’étude, près de 120 entreprises industrielles ou commerciales, dont 43 startups et 57 petites et moyennes entreprises (PME) ont été accompagnées par les investisseurs en capital en 2020.

Des entités qui ont généré un taux de croissance global de 0,8%. «En 2020, on note une bonne résilience des entreprises accompagnées par le capital-investissement marocain et une augmentation du nombre de startups en portefeuille», indique Françoise De Donder, déléguée générale de l’AMIC. D’après elle, ces performances réalisées par les différents secteurs investis sont remarquables, surtout dans ce contexte de crise sanitaire.

Le rapport s’est également penché sur les exportations de ces entreprises et nous apprend qu’elles représentaient 37% des entreprises exportatrices en 2020, et 34% de la part moyenne du chiffre d’affaires global. Leur fiscalité a également été passée au crible. «Les entreprises investies présentent une contribution fiscale plus importante entre l’année d’entrée et l’année de sortie du fonds (ou 2020 pour les entreprises encore investies).

Sur près de 140 PME accompagnées entre 2000 et 2020, la contribution fiscale du secteur a augmenté de plus de 2,55 milliards de dirhams pour une durée moyenne de détention de 6 ans», révèle l’AMIC, qui précise que les nouvelles technologies, les services, l’agroalimentaire et la santé seront les secteurs prioritaires qui seront visés par les investisseurs en capital durant les cinq prochaines années.