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Culture du cannabis : Mohammed El Guerrouj nommé DG de l’ANRAC

L’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis (ANRAC) tient donc son premier DG. Il s’agit de Mohammed El Guerrouj, qui occupait jusqu’ici le poste de gouverneur de la province d’El Jadida. Âgé de 54 ans, le concerné revient ainsi à ses premières amours puisque c’est dans le domaine de l’agriculture qu’il a fait ses premières armes. Diplômé de l’Institut national d’Agronomie de Paris-Grignon, il avait, en effet, entamé sa carrière dans la Société de gestion des terres agricoles (SOGETA), et ce à son retour de France au tournant des années 1990, avant d’intégrer le ministère de l’Agriculture à partir de 1994. Il ne quittera ce dernier département qu’en 2007, lorsque Nizar Baraka, nommé alors ministre délégué chargé des Affaires économiques et générales, en fait son directeur de cabinet.

Intérimaire pour l’instant, M. El Guerrouj aura de ce fait la lourde tâche de faire démarrer une institution mise en place dans le cadre de la dépénalisation de la culture du cannabis en cours depuis mars 2021. A cet égard, l’ANRAC, dont la première réunion du conseil d’administration s’était tenue le 2 juin 2022 sous la présidence du ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftif, aura pour principale mission d’accompagner les demandeurs de licence et de faciliter la mise en œuvre des démarches administratives liées à son octroi.

Le 3 mars 2022, le ministre chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement Aziz Akhannouch, Mustapha Baïtas, avait également indiqué que les ministères de l’Intérieur, de l’Agriculture, de la Santé, du Commerce et de l’Industrie demeureraient impliqués au niveau des décisions relatives à la composition des dossiers de demande d’autorisation liées à l’ensemble des activités portant sur la culture, la production, la transformation, l'industrialisation, le transport et l’exportation, ainsi que l’importation des productions, des semences et des plants de cannabis ainsi que sur les autorisations de création et d’exploitation de ses pépinières.

Pour rappel, seules trois provinces, à savoir celles d’Al Hoceima, Chefchaouen et Taounate se sont vu autoriser à accueillir les cultures du cannabis. Une vingtaine de milliards de dollars s’ajouteraient au produit intérieur brut (PIB) national une fois les opérations de l’ANRAC commencées, selon différentes estimations.

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