Can de Handball 2022: Un report inexpliqué et injustifié

Le Maroc se trouve dans son droit le plus absolu d’organiser la CAN de Handball dans les villes qu’il a choisies du moment que celles-ci respectent les critères techniques d’infrastructure sportive et hôtelière exigés par la CAF.

La coupe d’Afrique des Nations de handball, qui était prévue au Maroc dans les villes de Guelmim et Laâyoune, entre le 13 et le 23 janvier 2022, a été officiellement reportée. La décision a été annoncée, vendredi 10 décembre 2021, par la Confédération africaine de handball.

Selon un communiqué rendu public dans ce sens, elle a été prise au lendemain du tirage au sort effectué à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Les raisons avancées par la confédération africaine sont pour le moins superficiels et peu convaincants.

Ainsi, «suite aux recours enregistrés au Secrétariat de la Confédération africaine de handball après le tirage au sort, le Comité exécutif, réuni en session extraordinaire, ce jeudi 9 décembre 2021, par visioconférence, a pris une mesure de report de la 25ème Coupe d’Afrique des Nations Seniors Hommes, au–delà du mois de janvier 2022», indique l’instance africaine sur son site internet.

«Le Conseil de la confédération affirme qu’il va procéder à un examen approfondi du dossier, au cours de sa session prévue le 28 décembre 2021, en vue d’une suite diligente», lit-on également dans le communiqué. En revanche, aussi étrange que cela puisse paraître, l’instance africaine ne précise pas la nature des recours et leurs auteurs.

Le Maroc dans son droit
Or, seule l’Algérie avait officiellement annoncé son boycott de la compétition, considérée comme la plus importante au niveau africain. Raison invoquée par les autorités algériennes: l’organisation du tournoi dans le Sahara. L’Algérie a probablement incité d’autres pays à en faire de même mais aucun d’entre eux n’a suivi son pas. La Tunisie et le Kenya avaient officiellement fait savoir par leurs responsables sportifs qu’ils maintiennent leur participation.

Si certains considèrent la décision de la confédération africaine comme une victoire de l’Algérie, il n’en demeure pas moins que le Maroc ne va pas lâcher le morceau. Pour beaucoup, il ne s’agit que d’un report et l’instance africaine devra, tôt ou tard, se plier à la volonté de la plupart des pays participants, qui ont accepté de jouer sur les territoires sahariens.

Le Maroc se trouve dans son droit le plus absolu d’organiser la compétition dans les villes qu’il a choisies du moment que celles-ci respectent les critères techniques d’infrastructure sportive et hôtelière exigés par la CAF.

Et Guelmim et Laâyoune sont actuellement des cités qui sont dotées de toute l’infrastructure nécessaire et confortable pour abriter une telle compétition. Contester cela revient à faire de la politique politicienne, notamment de la part d’une Algérie dépassée alors que le dossier du Sahara, sur le plan diplomatique, avance à grands pas. Et le Royaume ne cesse d’enregistrer des points en faveur de la marocanité du Sahara.