L’ALGÉRIE ÉLIMINÉ DÈS LE 1ER TOUR DE LA CAN EN CÔTE D’IVOIRE

CAN 2023: Le foot algérien, nouvelle victime de l'obsession anti-maroc

Éliminée dès le 1er tour de la CAN 2023, l’Algérie paye cher ses délires complotistes alimentés par sa haine anti-Maroc.


“Surprise”, “Coup de tonnerre”, “Spectaculaire”. Dans la presse mondiale, les qualificatifs fusent depuis l’élimination, mardi 23 janvier 2024, de l’Algérie dès le premier tour de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) qui se tient en Côte d’Ivoire jusqu’au 11 février. Une surprise, vraiment? De prime abord, la question peut paraître injustifiée, voire absurde. Invaincus durant toute l’année 2023 et quatrième nation africaine au classement FIFA -devancés uniquement par le Maroc, le Sénégal et la Tunisie- les Fennecs entamaient cette CAN avec la statue de favori. Mais la réalité est autre.

Si l’on se fie aux faits concrets, cet échec cuisant de la sélection algérienne -le troisième en trois années, après l’élimination au premier de la précédente CAN en 2022 au Cameroun et l’échec de se qualifier au Mondial 2022- n’est pas un hasard, encore moins une surprise. C’est la résultante logique d’une politisation à outrance du sport, et plus particulièrement du foot en tant que sport le plus populaire et donc le plus mobilisateur de masses, par un régime algérien assoiffé de victoires sportives susceptibles de lui permettre de détourner l’attention de ses population sur ses échecs sur tous les plans, économique, social, politique et diplomatique.

On se souvient lorsque le patron de l’armée algérienne et leader officieux du pays, le général Saïd Chengriha, félicitait en décembre 2021 sur sa Facebook, la sélection pour avoir remporté la Coupe arabe au Qatar. Quelques jours plus tard, un sourire béat se dessine sur son visage lorsqu’il tient le trophée entre ses mains lors d’une cérémonie d’accueil à l’honneur des champions. Le général récidive en mars 2022 en publiant un autre message de félicitation sur Facebook après la victoire 1-0 contre le Cameroun aux éliminatoires du Mondial 2022. Dans un autre pays, la démarche toute entière aurait été perçue comme surréaliste, voire scandaleuse. Mais pas chez la junte algérienne.

Retour au présent. Alors que toutes les 23 autres nations participantes à la CAN 2023 se sont rendaient en Côte d’Ivoire pour taper dans un ballon ni plus ni moins, et idéalement remporter un trophée, Djamel Belmadi et ses 26 joueurs semblaient être envoyés, à leur insu et sans le savoir, en mission extra-sportive pour se battre contre les ennemis du pays, à leur tête le voisin marocain. Après chaque match, les protestations, très souvent infondées, contre l’arbitrage et d’autres détails, se multiplient et renforcent le délire complotiste dans lequel sombre le camp algérien depuis un bon moment.

Pour aggraver les choses, les unes des journaux et les plateaux télés de la voisine de l’Est ne font que ressasser les mêmes termes encore et encore: la “Kawlassa” (manoeuvres malveillantes dans les coulisses, en français), Lekjaa, le Makhzen, les Sionistes, pour ne citer que ceux-là. Ils accusent le Maroc d’orchestrer un “plan diabolique” pour miner le foot algérien à tous les niveaux et dans toutes les compétitions, y compris à la CAN. Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), devenu visiblement le “chouchou” des émissions footballistiques en Algérie, est présenté quant à lui comme le “surpuissant méchant” qui chapeaute ce plan.

Face à toute cette pression, les Fennecs ne pouvaient que craquer. Leur talent et leur expérience n’ont pas suffi face à l’ambiance toxique instaurée par leurs dirigeants et leur presse qui a fini par décimer l’équipe de l’intérieur. “Beaucoup de journalistes sont contre nous, ils ne mettent pas une pression positive. Mais bon, ce n’est pas ça l’excuse. Mais je trouve ça dommage qu’il y ait une telle pression médiatique autour de nous”, a déclaré Riyad Mahrez, star et capitaine des Fennecs, au lendemain de l’élimination. Djamel Belmadi a quant à lui préféré parler de l’arbitrage après la défaite face à la Mauritanie, évitant de se remettre en question.

Si le sélectionneur semble avoir été contaminé par le “virus” de la victimisation qui ronge la classe dirigeante à Alger, il aura le mérite d’avoir toujours résisté aux pressions visant à le pousser à s’attaquer au Maroc. Il a même voté, en mars 2023 en faveur de son homologue marocain Walid Regragui et le portier des Lions de l’Atlas, Yassine Bounou, pour les trophées The Best de la FIFA. Un exemple à suivre pour le régime algérien, qui est plus que jamais invité à abandonner sa haine envers le Royaume, s’il entend bien sortir de sa léthargie non seulement dans le foot mais dans tous les domaines.

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