CAN 2021 : les clubs européens garderont leurs joueurs jusqu'au 3 janvier

Demi-victoire pour les clubs européens dans leur lutte avec la Confédération africaine de football (CAF) pour faire reporter la prochaine Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football, prévue du 9 janvier au 6 février 2022 au Cameroun. 

La Fédération internationale de football association (FIFA) a annoncé, dimanche 26 décembre, que les joueurs internationaux convoqués pour prendre part à cette compétition pourront rester avec leurs clubs respectifs jusqu’au 3 janvier 2022 inclus, au lieu du 27 décembre 2021, date fixée dans un premier temps. En d’autres termes, les sélections africaines ne pourront intégrer ces joueurs dans leurs préparations qu’à moins d’une semaine du début de la CAN. “Cette décision est prise dans un esprit de bonne volonté et de solidarité avec les clubs concernés en reconnaissance du fait qu’ils ont été affectés par la recrudescence de cas Covid”, explique la Fifa. 

Il faut noter toutefois que cette dérogation ne concerne que les clubs disputant des matchs officiels entre le 27 décembre et le 3 janvier. C'est le cas par exemple des clubs anglais qui joueront notamment le Boxing Day dans dans le cadre du chmapionnat, d'ici au 3 janvier. Alors qu'en France, les matchs des 16eme de finale de Coupe se joueront les 2 et 3 janvier. 

La CAF, mais surtout la Fédération camerounaise de football et son nouveau président, la légende Samuel Eto’o, ont mené un  véritable bras de fer avec l’Association européenne des clubs (ECA), pour organiser la CAN, déjà reportée une première fois en 2021 à cause de la pandémie du Covid-19, cet hiver. Pour de nombreux observateurs, il ne s’agit pas là seulement d’une question de calendrier et de dates, mais de la dignité de l’Afrique, soumise aux pressions de l’Europe et ses clubs.  

Le 20 décembre dernier, Samuel Eto’o avait dénoncé les “inégalités” entre les deux clubs. “Pourquoi la Coupe d’Afrique des nations ne se jouerait pas ? Donnez-moi une seule raison valable ! Ou alors, on est en train de nous traiter, comme on nous a toujours traités : nous sommes des moins que rien et nous devons toujours subir”, a-t-il déclaré à des médias français, ajoutant que “L’Euro s’est joué alors que nous étions en pleine pandémie, avec des stades pleins. Il n’y a pas eu d’incidents, et nous avons joué dans plusieurs villes en Europe.”