Camps de Tindouf : Quatre cas suspects de COVID-19 recensés

Une véritable crise humanitaire pend au nez des séquestrés marocains des camps de Tindouf, qui d’autant plus doivent éprouver le détournement de l’aide que leur destinent chaque année les bailleurs de fonds internationaux.

Danger sur les camps de Tindouf. Le mouvement séparatiste du Front Polisario, qui dirige ces camps où sont séquestrés depuis plus de quarante ans des milliers de Marocains des provinces du Sud, a annoncé ce 14 juillet 2020 la découverte de quatre cas suspects de Covid-19. Ce qui, au regard de la promiscuité de mise dans les camps, doit alerter au plus haut point.

Il s’agit selon ce qu’a révélé le pseudo “Comité national de prévention contre le coronavirus”, mis en place le 6 février par le Polisario au niveau des camps, de trois cas provenant de “zones endémiques”, sans que l’information exacte se rapportant à ces zones n’ait été donnée, et d’un quatrième cas qui aurait été contaminé localement. Mais on peut imaginer que le nombre de cas soit, en fait, autrement important, du fait du nombre de tests très restreint effectué pour l’heure en Algérie, où pour rappel se trouvent les camps de Tindouf.

Pour ainsi dire, c’est une véritable crise humanitaire qui pend actuellement au nez des séquestrés, d’autant plus que les camps sont dangereusement sous-équipés, et pour cause: le Polisario ne manque pas, à l’envi, de détourner les généreux subsides que lui accordent chaque année une flopée d’organisations de la société civile et même des États. D’ailleurs, une résolution se trouve actuellement dans le pipe au niveau du parlement européen, en se basant sur les nombreux éléments à charge que l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) avait mis au jour dans une enquête dont les résultats avaient été rendus publics en janvier 2015.

L’eurodéputée Dominique Bilde, une des nombreuses élues derrière le projet de résolution, avait ainsi mis en cause, au cours d’une audition tenue le 3 juillet sous la coupole de la principale institution législative d’Europe en présence du commissaire européen à la gestion des crises, Janez Lenarcic, un “système véreux”. Mais au Polisario, on préfère ceci dit se voiler la face. Les médias internationaux avaient même eu droit, début juin, à des affirmations pour le moins loufoques de la part du mouvement accusant le Maroc de transporter des contaminés au Covid-19 dans la région du Sahara pour y propager la pandémie, tellement les cartouches séparatistes sont épuisées et qu’il ne semble plus y avoir de place qu’aux fumisteries de mauvais aloi.

Au sein même des camps qu’il prétend au grand jour contrôler, le Polisario se trouve de plus en plus décrié, au point que les manifestations ne cessent plus et que l’organisation se trouve à réprimer toutes les voix contestataires, ô combien nombreuses. On a ainsi vu, au cours des derniers mois, plusieurs opposants arrêtés de façon totalement arbitraire et placés dans la prison de sinistre réputation de Dhaibia. Parmi eux, les fameux blogueurs Moulay Abba Bouzid, El Fadel Breika et Mahmoud Zedan, finalement relâchés par les milices séparatistes en raison de l’intense pression exercée par la communauté internationale.

Les camps de Tindouf ont aussi vu le lancement, le 19 avril, de l’organisation Sahraouis pour la paix, qui souhaite ouvrir le dialogue avec le Maroc sur la base du plan d’autonomie soumis par ce dernier à la discrétion du Conseil de sécurité le 11 avril 2007. Pour ainsi dire, la chimère du Polisario semble avoir vécu.


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