Camps de Tindouf: Le Maroc dénonce les violences sexuelles et d’esclavagisme contre les femmes

Les graves violations des droits des femmes dans les camps de Tindouf, depuis plusieurs décennies, sont devenues une tragique réalité quotidienne, à la vue du pays hôte, «qui se vante à tort de respecter ses obligations au regard du droit international humanitaire», a dénoncé, mercredi 17 mars 2021 à Rabat, l’ambassadeur représentant permanent du Maroc aux Nations unies, Omar Hilale.

En ouverture d’un colloque international sur «la protection des femmes pendant les crises humanitaires», M. Hilal a indiqué que cette réalité existe toujours dans notre voisinage immédiat, en ce qui concerne la situation de nos concitoyennes dans les camps de Tindouf, en Algérie, où la plupart d’entre elles sont victimes de violences sexuelles et d’esclavage en raison de la couleur de leur peau.

D’autres femmes sont interdites de rejoindre leur famille adoptive ou privées de leurs enfants, qui sont recrutés par un groupe séparatiste armé et envoyés dans des pays lointains des Caraïbes et d’Amérique latine, non pas pour poursuivre leurs études, mais plutôt pour subir un endoctrinement idéologique et une formation militaire.

L’ambassadeur ajoute que les femmes sont toujours soumises à des violences sexuelles de la part de groupes armés dans de nombreuses régions du monde, contraintes de devenir des bombes humaines par des groupes terroristes, victimes de la migration climatique et des réseaux criminels transnationaux, ou détenues pendant des décennies dans des camps de réfugiés militarisés, en flagrante contradiction avec les dispositions du droit international humanitaire.