La campagne agricole reprendra-t-elle des couleurs?

Le gouvernement est à pied d’oeuvre pour aider les agriculteurs à rattraper le retard de la campagne agricole 2021-2022

L’arrivée des précipitations printanières qui ont touché pratiquement toutes les régions du Royaume n’ont pas manqué de donner espoir à nos agriculteurs.

Les campagnes agricoles se suivent mais ne se ressemblent pas. Ayant démarré assez tardivement sous l’effet du manque de pluie, la campagne 2021/2022 commence-t-elle à reprendre des couleurs avec l’arrivée des précipitations qui ont touché pratiquement toutes les régions du Royaume? C’est ce que semble promettre aux agriculteurs le ministre Sadiki, qui souligne que le gouvernement est à pied d’oeuvre pour les aider à rattraper le retard de la campagne agricole 2021-2022.

Faisant, mardi 24 mai 2022, à Rabat, le bilan de l’évolution de la campagne agricole, Mohamed Sadiki, ministre de l’Agriculture, a affirmé, dans le cadre des séances des questions orales à la Chambre des conseillers, que «les céréales dans les zones bour favorables, notamment dans le nord du Maroc, ont connu une bonne dynamique, ce qui a permis un rattrapage relatif de la productivité au niveau de ces zones». Par ailleurs, le ministre n’a pas manqué de souligner que «les récentes précipitations enregistrées au cours des mois de mars et avril ont contribué à améliorer le couvert végétal et à garantir le bon déroulement des cultures printanières». Et d’ajouter, «le suivi du couvert végétal par satellites montre que cette année tend à être similaire à la campagne agricole 2015-2016», notant que «les estimations au PIB font état d’une baisse limitée à 14%».

M. Sadiki a également relevé qu’à la lumière de la rareté des précipitations, des mesures exceptionnelles ont été adoptées en fonction de la situation hydrique des zones d’irrigation. Il s’agit, entre autres, de donner la priorité à la protection des cultures durables et industrielles et aux graines sélectionnées, de se limiter à l’irrigation des arbres dans les cas de grave pénurie en ressources hydriques et de suivre minutieusement l’évolution de la situation hydrique au niveau de tous les bassins. Ces mesures ont aussi porté sur la limitation des cultures consommatrices d’eau, la mobilisation de ressources hydriques supplémentaires dans les eaux des puits dans les zones qui le permettent, la création de points d’eau pour l’abreuvement du bétail au niveau national, outre la réparation des infrastructures d’irrigation conventionnelle.

Nouveaux investissements
À l’effet de réduire les charges financières des agriculteurs et professionnels, M. Sadiki a indiqué que le groupe Crédit Agricole du Maroc (GCAM) a mis en place un programme complet pour accompagner le programme spécial de traitement de l’endettement des agriculteurs pour leurs échéances à venir et étudier le reclassement de l’endettement et le financement des nouveaux investissements. À ce jour, 5.900 dossiers ont été traités avec une enveloppe de l’ordre de 5,6 milliards de dirhams, a précisé le ministre.

Par ailleurs, M. Sadiki a relevé que le fonds de développement agricole poursuit les opérations d’investissement et de soutien en vue de promouvoir la dynamique du secteur, précisant que les paiements ont atteint depuis janvier et jusqu’à date d’aujourd’hui un total de 1,6 milliard de dirhams, en plus de la poursuite du programme et des projets d’irrigation et des structures hydro-agricoles dédiées à l’amélioration de la performance des systèmes d’irrigation. Bon vent!