L’année 2023 pourrait rejoindre la longue liste des années marquantes de notre histoire

BYE BYE 2023

Un peu de recul est nécessaire, et fort heureusement que la solidarité entre familles et ami-e-s est encore présente, préservons-la


L’année 2023 n’a pas fait que des heureux. Faire ce «fameux» bilan pour l’année qui s’achève est un véritable casse-tête. Un exercice difficile pour celui qui veut ne se rappeler que des moments heureux. Bon, alors, bilan positif, oui ou non? Je sens que vous savez déjà que je vais répondre non. En toute évidence ma réponse est non. Ce qui veut dire, pas dans votre sens chere- s lectrices et lecteurs. Mais allons-y doucement. «Step by step» comme disent les adeptes de la belle langue de Shakespeare. Il faut bien le dire. On ne peut pas échapper au récit de la morosité. Difficile de se «chausser» de lunettes roses en ce temps de lourdes incertitudes. De crise en crise, que l’on peut mettre à toutes les «sauces» économique, politique, sociale et morale bien évidement. De ce progrès qui roule vite que l’on ne peut pas accompagner sans être bien «outillé» en savoir technique et scientifique. Tout autour de nous change de façon rapide. Notre mode de vie suit la tendance, nous faisons vivre dans une course contre la montre, et son corollaire : tension, stress, mal vivre et «Burn out» et la liste est trop longue pour une courte chronique.

Je m’excuse d’abord ce long préambule. Mon idée est de vous préparer à un «atterrissage » en douceur au nouvel an. D’ailleurs, les événements ne manquent pas. L’année 2023 pourrait rejoindre la longue liste des années marquantes de notre histoire : l’année du bon d’achat «âam lboun» ou l’année des criquets ou l’année du tremblement de terre d’Agadir. D’ailleurs, un autre séisme a frappé notre cher pays dans la région de Al Haouz. La nuit de vendredi 8 septembre au samedi était l’une des plus long pour nous. Ce séisme, de magnitude 6,8 est le plus puissant à avoir jamais frappé le Royaume. Des milliers de morts et de blessés, la majorité située à l’épicentre de la secousse localisée dans une zone difficile à l’accès, où les éboulements ont encore rendu plus difficile l’accès aux villages sinistrés. Cette secousse tellurique, qui a été ressentie jusqu’à Casablanca, a démontré encore une fois la légendaire solidarité du peuple marocain face au terrible drame. Cette catastrophe est survenue à un moment où à la cherté de la vie était source d’inquiétudes sociales, principalement à propos du montant du panier de famille qui ne cesse d’augmenter, limitant ainsi, le pouvoir d’achat d’une large frange de la population, qui est acculée à se contenter des produits de premières nécessités : thé, sucre, huile et farine. Mais l’année ne fut pas morose pour certains malins qui ont su profiter de la situation pour s’enrichir davantage.

Ses «satanés», sans foi ni loi, intermédiaires qui jouent sans vergogne avec les prix pourraient être qualifié «d’ennemi public numéro 1» en ces temps où l’inflation ne laisse aucun répit au pouvoir d’achat des Marocain- e-s. Cependant, on ne peut s’empêcher de relativiser ce constat dès lors que les images de celles et ceux qui, sous les bombes, le ventre creux, la peur à la gorge, sont éloquentes. A peine remis de l’épidémie du Covid, 2023 a été inaugurée sous le signe du feu et du sang, elle est peut-être considérée comme l’année où la violence et les guerres s’y déploient encore sans fin. Doit-on, pour autant sombrer dans le fatalisme et le négativisme?

Le fondamentalisme religieux, les intérêts cupides de domination des uns sur les autres et la bêtise humaine finissent toujours par tuer les grandes espérances. Mais on ne doit pas se laisser faire, la vie est comme un sport de combat. J’aimerai bien finir sur une bonne note positive, même si ce mot fâche certain-e-s. J’entends déjà celles et ceux qui martèlent et font même un esclandre. Cher-e-s amie- s, il y a toujours de l’espoir, tant qu’il y a de la vie comme dit l’adage. Restez positif, sonne faux, on le sait bien. L’homme dans la misère, ne voit rien que la misère. On n’a pas le choix. Le Prix Noble Najib Mahfoud dans son célèbre roman «les Fils de Médine » conclut qu’après chaque nuit sombre, vient la lumière du jour. Alors un peu de recul est nécessaire, et fort heureusement que la solidarité entre familles et ami-e-s est encore présente, préservons-la. Donnons-nous rendez-vous en 024 en vous souhaitant une bonne et sereine année.

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