Brahim Ghali quitte l'Espagne sur la pointe des pieds

Le gouvernement Sanchez escorte le chef des séparatistes

Le chef des séparatistes du Polisario, Brahim Ghali, a quitté mardi soir 1er juin 2021 l’Espagne pour Alger quelques heures après son audition par la justice espagnole dans le cadre de deux plaintes le visant pour tortures et génocide, a indiqué le gouvernement espagnol.

Brahim Ghali «a prévu de quitter l’Espagne ce soir à bord d’un avion civil depuis l’aéroport de Pampelune», dans le nord du pays, a indiqué le ministère espagnol des Affaires étrangères, sans préciser la destination de l’appareil mais en indiquant avoir prévenu les autorités marocaines.

C’est donc la fin de la mascarade du gouvernement Sanchez mais pas celle de l’affaire Brahim Ghali, qui a été l’étincelle qui a enclenché la crise maroco- espagnole et qui a démontré le vrai visage d’un voisin et un partenaire qui complote avec les ennemis de l’intégrité territoriale du Maroc. Il «avait les papiers à son nom avec lesquels il est entré en Espagne», a ajouté le ministère espagnol.

Un mensonge flagrant que même le Parti populaire espagnol a dénoncé. «Je pense que la ministre des affaires étrangères devrait démissionner immédiatement. Je crois qu’elle a provoqué une crise diplomatique inédite et que le gouvernement a montré qu’il n’a aucun poids en matière de politique extérieure», a souligné le secrétaire général du PP, Teodoro García Egea, dans un entretien à la télévision espagnole TVE, mardi 1er juin.

Le chef des milices du Polisario est entré en Espagne il y a un mois et demi avec un faux passeport, a-t-il déploré, précisant que son départ a été géré «de la même manière».