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Bourses aux bacheliers démunis et méritants

La Fondation Marocaine de l’Etudiant (FME) vient de lancer un nouvel appel au don et à la mobilisation générale afin d’augmenter le nombre des bourses pour les bacheliers démunis et méritants.

Notre société est faite de telle manière qu’un étudiant ayant 18 de moyenne au baccalauréat pourrait ne pas poursuivre des études supérieures. Evidemment, il s’agit souvent d’un problème financier surtout en ce qui concerne les bacheliers dont les conditions sociales et économiques sont précaires (orphelins, défavorisés socialement et financièrement). Depuis 2001, la FME, association à but non lucratif reconnue d’utilité publique, a aidé plus de 1.500 jeunes à poursuivre leur rêve mais ce n’est pas suffisant. C’est en ce sens qu’une conférence de presse a été organisée, ce jeudi 27 juin 2019, dont le thème était «Sensibiliser et mobiliser pour activer l’ascenseur social en faveur de milliers de bacheliers méritants et démunis». «Sur les 5.000 demandes recensées, la Fondation ne pourra prendre en charge qu’une quinzaine d’étudiants faute de moyens. D’où l’appel des 96», a souligné Hamid Ben Elafdil, président de la FME. Et d’ajouter: «96 jeunes pourraient être pris en charge si 1.000 personnes s’engagent à verser 200 DH par mois (soit 7 DH par jour) sous forme de dons permanents à la FME».

Réaliser son rêve
Pour attirer plus de donateurs, la FME a choisi de montrer des faits réels et l’impact du soutien par la FME. La Fondation a donc fait appel au cinéaste Rachid El Ouali et à l’actrice Naima Lamcharki pour la production de capsules vidéos sur le parcours de 4 jeunes sur les 1.500 accompagnés par la fondation au cours des 18 années passées. «Aujourd’hui, malheureusement, la FME est freinée dans son élan et peine à apporter son aide autant qu’elle l’aurait souhaité aux étudiants. Toutefois, elle refuse de baisser les bras et ne peut se résigner à laisser les autres enfants livrés à leur sort. Elle a donc fait le choix de s’associer à des stars aimées par les Marocains pour lancer cet appel aux dons en vue d’une action collective qui élargirait le nombre de bénéficiaires de ses bourses», indique Ben Elafdil.
En effet, pour un étudiant inscrit dans un établissement universitaire privé, l’investissement moyen annuel s’élève à 25.000 dirhams au Maroc (hors frais de scolarité, et filières spécifiques). Ce montant est plus élevé pour accompagner certaines filières comme l’ingénierie ou encore l’architecture, et il est multiplié par 5 pour des études à l’étranger. Il faut dire que l’association offre à ses boursiers une multitude de services comme un accompagnement par un cadre supérieur ou chef d’entreprise, durant toutes ses études et jusqu’à son insertion dans le monde professionnel ou un renforcement de ses capacités linguistiques et de communication avec la mise en place de formations spécifiques.
«Donner à la FME, c’est permettre aux bacheliers les plus brillants issus des établissements de protection sociale du Maroc, et de milieux défavorisés de manière générale, de poursuivre des études correspondant à leur niveau académique dans des établissements supérieurs privés et/ou publics d’excellence et les accompagner jusqu’à leur insertion professionnelle», soulignent les responsables de la Fondation. Pour mieux faire passer le message, la Fondation Marocaine de l’Etudiant a fait appel à trois de ses boursiers afin de raconter leurs parcours et leurs projets d’avenir. Un grand moment d’émotion d’autant plus qu’une étudiante a vu son rêve se réaliser et pourra poursuivre son rêve de devenir architecte dans l’une des meilleures écoles de France, à Marseille.

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