BIDEN AU FIRMAMENT

ELECTION US

En dépit de la contestation de Donald Trump à l’endroit de son élection, l’ancien vice-président américain devrait bel et bien être investi le 20 janvier 2021.

Il n’y avait pas besoin, ce samedi 7 novembre 2020 en fin de matinée à Washington, d’être devant sa télévision pour comprendre que l’élection de Joe Biden à la présidence des États-Unis venait d’être actée par les médias. Dès que ces derniers eurent attribué la Pennsylvanie et le Nevada au concerné, de sorte qu’il eut pu dépasser le nombre de 270 grands électeurs nécessaires pour s’adjuger la magistrature suprême, les cris de joie ont commencé à se faire entendre dans les rues de la capitale américaine, il est vrai connue pour être un bastion du Parti démocrate (PD), dont est issu M. Biden -93,3% des suffrages pour ce dernier, soit plus que dans aucun autre territoire ayant été appelé à voter.

Mais ailleurs aussi outre-Atlantique, on a commencé, au fur et à mesure, à assister à de nombreuses scènes de liesse collective, en dépit de la pandémie de Covid-19 qui continue plus que jamais de frapper, avec une moyenne qui dépasse désormais les 100.000 nouveaux cas par jour. En revanche, on a aussi vu, dans certains États, des groupes se former pour contester une élection que le président sortant, Donald Trump, continue de taxer de “rigged”, c’est-à-dire de truquée, dans le droit fil de déclarations à l’avenant tenues tout au long de sa campagne.

Situation de flottement
Car même si la plupart des médias, même les plus conservateurs d’entre eux à l’instar de la chaîne de télévision Fox News, ont attribué la victoire à M. Biden et que ce dernier a d’ores et déjà reçu des messages de félicitations de nombreux chefs d’État étrangers y compris certains comme le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou qui ont pleinement tiré profit de la présidence de M. Trump, une situation de flottement demeure dans la mesure où de nombreuses poursuites ont été engagées pour remettre en cause les résultats dans certains États, surtout ceux qui ont été gagnés par une différence infime.

Le Parti républicain (PR) n’a d’autant plus pas vraiment pris ses distances avec M. Trump, au nom duquel ce dernier s’était présenté et remporté le scrutin en 2016, si l’on excepte quelques uns de ses leaders à l’instar du sénateur de l’Utah et ancien candidat à la présidence, Mitt Romney. Toutefois, le chef du Grand Old Party (GOP) au Sénat, Mitch McConnell, avait dès fin septembre insisté sur le fait que “le vainqueur de l’élection du 3 novembre sera investi le 20 janvier”, sous-entendu qu’il ne soutiendrait pas M. Trump si celui- ci ne reconnaissait pas une éventuelle défaite à ladite élection. En tout cas, M. Biden, sans attendre que M. Trump se dise vaincu, a d’ores et déjà donné depuis son fief de Wilmington, dans l’État du Delaware, un discours où il a insisté sur le fait qu’il serait le “président pour tous les Américains”, qu’ils aient voté pour ou contre lui.

“C’est le temps de guérir en Amérique,” a-t-il déclaré, en paraphrasant l’ancien président Gerald Ford qui avait tenu un propos similaire suite au scandale du Watergate au milieu duquel il était arrivé au pouvoir. Selon les observateurs, M. Biden devrait bel et bien être installé au début de l’année prochaine, indépendamment des poursuites de M. Trump et de son équipe.