BARAKA TIRE À BOULETS ROUGES SUR EL OTHMANI

GESTION DE LA PANDÉMIE

Pour le secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, le gouvernement a été loin d’être à la hauteur au cours des derniers mois.

Les critiques continuent de pleuvoir envers le gouvernement Saâd Eddine El Othmani. Cette fois, c’est du secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, Nizar Baraka, qu’elles ont émané, à l’occasion de la dernière réunion du comité central du parti de la balance, tenue ce 26 septembre 2020 par voie d’internet.

L’ancien ministre de l’Économie et des Finances et ancien président du Conseil économique, social et environnementale (CESE) a ainsi, au cours d’une allocution qui a duré plusieurs minutes, été loin d’être tendre envers l’Exécutif, à qui il reproche, globalement, de ne pas avoir su gérer la pandémie de Covid-19 et d’avoir, même, raté l’occasion d’effectuer un aggiornamento économique et social qui, selon lui, aurait été salutaire à plus d’un titre. En effet, pour M. Baraka, le gouvernement El Othmani a tôt fait de basculer dans le triomphalisme, allant même jusqu’à mettre en place, à partir du 13 juin, des structures d’accueil des malades à Benslimane et Ben Guerir, comme si tout était d’ores et déjà sous contrôle alors que la réalité est que, plus de trois mois plus tard, il n’en est rien encore et qu’il n’en sera encore rien du moment qu’un vaccin véritablement efficace n’a pas encore été mis sur le marché.

En même temps, a poursuivi le secrétaire général du PI, la centralisation de la décision a été, au cours des six derniers mois, manifeste, donnant l’impression que les citoyens étaient mineurs et qu’ils n’étaient pas en mesure de faire d’eux-même montre de discernement et de savoir ce qui pouvait constituer le mieux pour eux -grief, qu’au passage, l’Union socialiste des forces populaires (USFP), pourtant membre constitutif de la majorité, a à plusieurs reprises récemment exprimé.

Bataille acharnée
Au plan économique, le gouvernement a, d’après M. Baraka, carrément dilapidé les milliards de dirhams que le Fonds spécial mis en place le 16 mars sur instructions du roi Mohammed VI pour parer aux répercussions socioéconomiques de la pandémie, dans la mesure où plusieurs secteurs tels l’automobile, le tourisme ou encore l’immobilier se trouvent aujourd’hui en lambeaux. Il en est de même du système de santé, qui s’est révélé défaillant au cours des derniers mois et qui, pourtant encore, continue de traîner les mêmes boulets.

Cette sortie de M. Baraka, largement commentée dans les médias, fait suite à de nombreuses sorties qu’il a effectuées au cours des précédentes semaines et où, là encore, le gouvernement s’était vu attirer ses foudres et celles de son parti. Elle annonce, aussi, la bataille acharnée que devraient se livrer, l’année prochaine, les différentes formations de la place, alors que 2021 doit, en principe, donner lieu aussi bien aux législatives qu’aux communales et aux régionales.


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