LES BANQUES AFRICAINES FACE À LA CRISE

"Les banques Africaines font le bilan de la crise", une étude de dataprotect, le spécialiste national et mondial de la cyber-sécurité

L’étude dresse un tableau détaillé du secteur bancaire africain face à la crise sanitaire.

Quel était le niveau de préparation à la crise des banques africaines? Quelles stratégies ont- elles déployées pour la combattre? Comment préparent-elles l’après-crise? À toutes ces questions et d’autres, a tenté de répondre l’enquête du spécialiste national et mondial de la cybersécurité: Dataprotect. Intitulée «Les banques africaines font le bilan de la crise», l’étude, publiée dans un livre blanc, a été effectuée auprès d’une centaine de banques représentant 35 pays.

Si une minorité de 40% des banques dit avoir été préparée à une crise de grande envergure, au moment où la crise éclate, plus des deux tiers des banques avaient déjà effectué une étude d’impact ou Business Impact Analysis (BIA). De même, 67% des banques interrogées étaient dotées d’un plan de continuité de l’activité (PCA). Toutefois, peu de banques avaient prévu une situation sanitaire d’une telle ampleur dans leur stratégie de gestion de crise. Une nouvelle rassurante pour le secteur financier africain: 100% des banques sont restées ouvertes pendant toute la durée de la crise de la Covid-19 et la plupart a assuré la totalité des services. «Cela ne signifie pas que la crise a épargné le secteur bancaire africain, au contraire. Les banques ont encouru de lourdes pertes, mais elles ont déployé des trésors d’ingéniosité et de résilience», commente Ali El-Azzouzi, directeur général de Dataprotect.

Stratégie spécifique
Derrière l’exploit se cache une réalité «contrastée». Les banques africaines dans leur quasi-totalité misent sur leur plan de continuité de l’activité (PCA) pour affronter les situations de crise. Bien entendu, chaque pays a abordé la crise avec une stratégie spécifique.

Selon l’étude de Dataprotect, le télétravail a été adopté sous une forme ou une autre par 80% des banques pour assurer une continuité d’activité, alors qu’il était généralement ignoré avant la crise. Par ailleurs, si le bilan global du télétravail est positif, la plupart des banques le considèrent comme un outil à utiliser en cas de crise, non comme un mode de fonctionnement en temps ordinaire. Concernant les grandes priorités technologiques après la crise du coronavirus, 68% des répondants ont des projets de digitalisation. Sur le volet de la cybersécurité, un tiers seulement des banques prévoit mettre en oeuvre un programme de cybersécurité, confirme l’enquête de Dataprotect.

Rappelons que cette entreprise revendique actuellement son statut d’acteur de référence au niveau régional dans l’écosystème de la cybersécurité, disposant d’une équipe de plus de 150 consultants multidisciplinaires, dont 110 Full Security. Avec 80% de son chiffre d’affaires réalisé à l’étranger, Dataprotect opère dans plus de 40 pays, avec plus de 500 clients, dont une centaine de banques, en Afrique, en Europe, au Moyen- Orient et en Asie Pacifique.