La banque mondiale soutient le programme gouvernemental d’insertion des jeunes

CIBLER LES JEUNES LES PLUS VULNÉRABLES

La problématique de l’employabilité des jeunes du Maroc ne date pas de la pandémie Covid-19. Seuls 50% des jeunes Marocains âgés entre 25 et 35 ans avaient un emploi, souvent précaire.

Aujourd’hui avec la crise de la pandémie, le défi de l’emploi des jeunes se pose de façon plus prononcée et impérieuse. Les récessions économiques à travers le monde nous le montrent chaque jour: les jeunes, en particulier les moins qualifiés, sont les plus susceptibles de perdre leur emploi et donc leur source de revenu. Cet impact leur est particulièrement préjudiciable, car de nombreuses études indiquent que de longues périodes de chômage ou d’inactivité en tout début de carrière peuvent constituer un véritable obstacle pour que ces jeunes puissent rebondir professionnellement.

Et c’est pour cette problématique-là que Sa Majesté le Roi a appelé à une réponse nationale et concertée pour la mise en place d’un nouveau modèle de développement dans lequel l’emploi et la création d’emplois tiendront une place centrale. Ainsi et bien que «la pandémie pèse lourdement sur l’économie marocaine, elle n’en offre pas moins l’opportunité de mettre en place des politiques plus innovantes et audacieuses pour la création d’emplois». Parole de Jesko Hentschel, directeur du Département Maghreb à la Banque mondiale.

En outre, cette pandémie offre la possibilité pour le pays de renforcer son positionnement dans les nouvelles chaînes de valeur, dit-il. Par exemple, à travers «un fort soutien à l’entrepreneuriat des jeunes, dans le secteur des services en particulier, ou la formation des jeunes à des métiers qui ont le vent en poupe, dans les nouvelles technologies, l’électronique ou le service à la personne», n’a manqué de bien souligner le responsable de la Banque mondiale au Maghreb.

Programme pilote
C’est dans cet esprit que la Banque mondiale n’a pas manqué de soutenir les politiques publiques offrant un appui direct aux jeunes pour les aider à s’insérer sur le marché du travail. Et pour cause, puisque le Maroc a choisi, selon le responsable de la Banque mondiale, de mettre un effort particulier dans la conception de programmes qui offrent aux jeunes une opportunité ou un «coup de pouce», comme «le programme pilote d’aide à l’insertion des jeunes à Marrakech», mis en oeuvre par le ministère de l’Emploi et de l’Insertion professionnelle et soutenu par la Banque mondiale.

Ce programme, spécialement conçu pour cibler les jeunes les plus vulnérables, offre un éventail de services, dont des apprentissages, des programmes de formation sur mesure pour faciliter l’insertion, la mise en place de centres d’emploi pour les jeunes et l’appui aux projets d’entrepreneuriat.