BAM : Le crédit bancaire en hausse de 2,8% en 2021

Le crédit bancaire s'est accru de 2,8% en 2021, après une hausse de 4,6% en 2020, ressort-il du rapport annuel de Bank Al-Maghrib (BAM) sur la situation économique, monétaire et financière.

"En dépit de l’achèvement de la phase d’octroi des produits +Damane+ et +Relance+ et après une hausse de 4,6% en 2020, le crédit bancaire s’est accru de 2,8% en 2021", précise ce rapport présenté, samedi au Palais Royal de Rabat, à SM le Roi Mohammed VI, par le Wali de BAM, Abdellatif Jouahri.

En effet, le maintien de l’orientation accommodante de la politique monétaire a permis de soutenir le financement de l’économie dans un contexte de persistance d’un niveau élevé d’incertitudes en lien notamment avec l’évolution de la pandémie, fait savoir la banque centrale. La progression du crédit recouvre ainsi des augmentations de 3,1%, après 4%, des prêts au secteur non financier et de 0,7%, au lieu de 7,8%, des concours aux sociétés financières, ajoute la même source, notant qu'en pourcentage du Produit intérieur brut (PIB), l’encours du crédit bancaire est passé, d’une année à l’autre, de 83,2% à 76,7% en relation essentiellement avec l’accroissement exceptionnel du PIB.

Par secteur institutionnel, le crédit destiné aux entreprises non financières privées s’est accru de 4,2%, résultat de hausses de 8,7% des facilités de trésorerie et de 1,9% des crédits à l’équipement, et d’une contraction de 7,8% des prêts à la promotion immobilière. A l’inverse, les concours aux entreprises publiques ont accusé un repli de 13,1%, recouvrant une contraction de 29,2% des prêts destinés à l’équipement et une amélioration de 6% des facilités de trésorerie, indique BAM. S’agissant des prêts aux particuliers, ils ont augmenté de 4,7%, avec notamment des accroissements de 4,5% des prêts à l’habitat et de 2,9% de ceux à la consommation. Quant aux crédits destinés aux entrepreneurs individuels, ils ont connu une diminution de 0,6%, en relation essentiellement avec l’accentuation de la baisse de 12,8% à 14,9% des prêts à la promotion immobilière. Par branche d’activité, des hausses importantes ont été enregistrées pour les "industries alimentaires et tabac" avec un taux de 9,8%, pour l’"électricité, gaz et eau" avec 10,4%, pour le "commerce, réparations automobiles et d'articles domestiques" avec 7,9% et pour l’"agriculture et pêche" avec 7,2%. En revanche, les concours octroyés aux entreprises des secteurs des "industries extractives" et des "industries chimiques et parachimiques" ont accusé des reculs respectifs de 30,1% et 12%.

Concernant les créances en souffrance, après l’expansion de 14,7% observée en 2020 dans le contexte de la crise sanitaire, elles ont progressé de 5,7%, leur ratio à l’encours du crédit bancaire est resté quasiment inchangé à 8,6%, indique BAM, expliquant cette quasi-stabilité, malgré la persistance d’un niveau élevé de risque, par la normalisation de 76,2% du montant des crédits ayant bénéficié du moratoire mis en place en 2020.

(Avec MAP)