Ayoub Belhoucine, du monde de la photo au droit des sociétés

Un parcours singulier

Fils de Abdeljalil Belhoucine, cofondateur des Studios PhotoSport à Casablanca, Ayoub, 28 ans, était destiné à prendre la relève de la petite entreprise familiale ou à suivre une carrière scientifique, lui qui était un doué en mathématiques et a eu son baccalauréat à Casablanca en sciences maths en 2011.

Parti en France pour ses études supérieures, il a vite pris plaisir à étudier la science juridique. Il s’inscrit à l’université Toulouse 1 Capitol pour des études de Droit. Arrivé parmi les premiers, il choisit de poursuivre ses études de droit à Paris et de parfaire son cursus dans un domaine pointu, à savoir le droit des sociétés. Quand on lui pose la question du pourquoi d’un tel choix, il répond tout simplement en disant que «mon défunt père était un homme d’affaires par intuition.

Il a créé plusieurs petites affaires mais sans base juridique ni fiscale claire. Je me disais à l’époque que je dois faire une formation en droit des affaires pour mettre de l’ordre dans le business familial. Sauf qu’en France, en pleine formation à l’école des avocats, en 2019, mon père est mort, j’ai décidé alors de rentrer au pays et être aux côtés de ma mère.

La gestion de la succession m’a bien forgé, trop de problèmes à gérer. J’ai alors décidé de m’installer à mon propre compte en créant en début 2021 mon cabinet en conseil juridique axé sur le droit des sociétés et les transmissions d’entreprises notamment en cas de succession.»

Ayoub se dit convaincu que le travail sérieux donne des fruits. «J’ai fait le choix de m’installer dans mon pays, commencer petit comme certains avocats en France chez qui j’ai fait des stages et qui m’ont appris à ne pas courir derrière l’argent mais à être généreux dans mon travail. J’ai été dans de gros cabinets d’avocats à l’étranger, comme j’ai été dans un grand cabinet à Casablanca.

J’aurais pu rester en France ou en Angleterre, où j’avais des opportunités, mais j’ai opté pour le retour au pays», dit-il. La succession, ajoute-t-il, est un chantier en soi. Des dossiers qui s’amoncellent devant les tribunaux, des ayant-droits qui n’arrivent pas à faire valoir leur droit justement ou certains qui, par on ne sait quel subterfuge, accaparent les biens d’autrui.

Tennisman pendant 16 ans, ce jeune Casablancais qui ne jure que par le quartier Bourgogne, a de la suite dans les idées. Et il compte bien avoir son mot à dire dans le monde du conseil juridique.

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