Un avocat indésirable, aux positions hostiles au Maroc

Expulsion du Belge Christophe Marchand

L’arrivée du citoyen belge concerné par la mesure d’interdiction d’accès au territoire national et connu pour ses positions hostiles envers le Maroc, n’est qu’une simple tentative de sa part pour crier à la partialité de la justice et alimenter une campagne contre le Maroc.

A l’étranger, on a voulu faire des mains et des pieds et évoquer encore ce refrain «violation des droits de l’Homme» pour décrire une décision souveraine d’interdiction d’accès au territoire national violée par l’avocat belge Christophe Marchand. En effet, Me Marchand a été expulsé du Maroc mardi 29 juin 2021 après avoir atterri à l’aéroport Mohammed V de Casablanca, la veille dans la nuit.

Son cabinet, JusCogens, basé à Bruxelles, a indiqué que les autorités marocaines auraient notifié à l’avocat qu’«il ne pouvait pas rentrer sur le territoire». Christophe Marchand a fait un appel urgent au rapporteur spécial des Nations unies pour l’indépendance des juges et des avocats, Diego García-Sayán Larrabure, par ailleurs ancien président de la Cour interaméricaine des droits de l’Homme. Tout est bon pour assurer une médiatisation à un large spectre d’une affaire qui ne mérite pas. D’abord, il savait qu’il faisait l’objet d’une interdiction d’accès au territorial national depuis le 24 février dernier.

Intérêts étrangers
L’avocat avait l’intention d’assister au procès du journaliste Omar Radi, comparaissant le 29 juin devant la Cour d’appel de Casablanca. Me Marchand, connu pour ses positions hostiles à l’égard du Maroc et de son intégrité territoriale, voulait en faire une scène de théâtre où il allait «dénoncer » un procès inéquitable et partial tout en souillant l’image du Maroc à l’international. Tant pis pour lui s’il n’a pas eu cette occasion de se faire connaitre et se faire une notoriété.

A la suite de la médiatisation de cette affaire d’expulsion en Belgique, tout en cachant certaines vérités et en mettant en exergue des contre-vérités, la Délégation interministérielle aux droits de l’Homme a publié un communiqué le jour même pour souligner que l’interdiction d’accès au territoire national au citoyen belge Christophe Marchand est une décision souveraine, prise conformément aux dispositions de la loi n° 02-03 relative à l’entrée et au séjour des étrangers au Royaume du Maroc, à l’émigration et l’immigration irrégulières.

La délégation précise que l’autorisation accordée par les autorités publiques à des observateurs étrangers de différentes nationalités d’accéder au territoire national en vue de suivre le déroulé d’un procès en cours, aux côtés de représentants d’instances diplomatiques et de l’institution nationale de droits de l’Homme, s’inscrit dans le cadre de leur souci de garantir une observation impartiale et indépendante au déroulé de ce procès.

L’arrivée du citoyen belge concerné par la mesure d’interdiction d’accès au territoire national «n’est qu’une simple tentative de sa part pour exploiter la présence dans le Royaume pour perturber le déroulement d’une affaire en justice», ajoute-t-on. Cette affaire renseigne sur l’exploitation par certains milieux et ONG étrangers d’affaires en justice dans le but de servir des intérêts personnels ou les intérêts de pays étrangers qui cherchent à nuire au Maroc.