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Ces augmentations de prix qui n’en finissent pas

La cascade de l’augmentation des prix continue de plus belle. Chaque jour apporte son lot de hausse des prix de tel ou tel produit de consommation courante, notamment. Hier, c’était le lait, dont les prix ont connu une hausse , notamment pour le UHT et qui fait l’objet d’un rationnement d’un autre âge. Vint, ensuite, la hausse des prix des œuf et de la volaille. Aujourd’hui, le miel ou les légumineuses. Ainsi, le kilogramme de fèves coûte actuellement entre 12 et 14 dirhams, soit 2 dirhams de plus que son prix habituel. De même le kilogramme de pois chiches est vendu à certains grossistes entre 12 et 19 dirhams. Pour le kilogramme des haricots, il faut compter entre 12,2 et 14,5 dirhams pour la production locale, et 16 dirhams pour ceux importés d’Égypte

Ces augmentations incessantes et régulières n’en finissent pas de préoccuper les consommateurs marocains, qui ne savent plus à quel saint se vouer. La situation est telle qu’ils craignent que l’envolée de ces produits n’atteigne des records dans les prochains jours ou les prochains mois.

Si cette hausse des prix à la consommation n’en finit pas de s’accélérer, celle des prix de l’énergie est déjà bien installée. Conséquence: le pouvoir d’achat des salariés a au mieux stagné, au pire diminué ces derniers mois.


A ce rythme, le taux d’inflation annuel au Maroc risque de dépasser, et de loin, celui qui nous a été annoncé par le Haut Commissariat au Plan (HCP), soit 8,3% en septembre 2022, par rapport au même mois de 2021. Quant à la banque centrale marocaine, elle prévoyait une inflation de 6,3% en 2022 et de 2,4% en 2023, contre 1,4% en 2021.

Le pays, nous dit-on, est toujours affecté par la hausse des prix des matières premières et de l’énergie particulièrement. En effet, le Maroc a été négativement affecté par les conséquences de la guerre russo-ukrainienne, tout comme le reste des économies mondiales, car les prix des produits de base, les matières premières et l’énergie particulièrement ont augmenté. En poursuivant son inexorable hausse avec un pic de plus de 8%, l’inflation reste difficile à maîtriser. Ses effets négatifs sont bien connus. Une inflation élevée rend les prix relatifs instables, ce qui perturbe les décisions économiques et attise les conflits sociaux. Elle provoque en effet une redistribution occulte, en dégradant le pouvoir d’achat de ceux dont les revenus ne sont pas indexés sur les prix et en dévaluant le patrimoine des épargnants, même si ces épargnants se comptent sur les bouts des doigts chez nous. Enfin, une fois installée, une inflation forte est difficile à combattre et tend à s’emballer.

Or, comme il reste difficile de prévoir l’issue de la guerre russo-ukrainienne, la situation actuelle de cette inflation risque de durer, surtout lorsque l’on sait que, depuis la crise sanitaire, les États ont déployé à coups de milliards des mesures budgétaires pour soutenir des économies alors en récession, alimentant de facto une spirale inflationniste. Seront-ils, alors, en mesure de lutter efficacement contre l’inflation en suivant la bonne politique? Seul l’avenir nous le dira.

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