Polémique sur le vaccin Astrazeneca: l'université d'Oxford suspend les essais sur les enfants

L’Université d’Oxford a annoncé, mardi 6 avril 2021, la suspension des essais sur les enfants du vaccin anti-Covid qu’elle a développé avec le laboratoire suédo-britannique AstraZeneca, après la polémique sur son éventuel lien avec la formation de caillots sanguins chez les adultes.

«S’il n’y pas d’inquiétude concernant la sécurité de l’essai clinique pédiatrique, nous attendons des informations complémentaires de la MHRA (Medecines and Healthcare products Regulatory Agency) sur les cas rares de thromboses qui ont été rapportés chez des adultes, avant de procéder à de nouvelles vaccinations dans l’essai», indique dans un communiqué l’université, qui avait lancé des tests sur 300 enfants âgés de 6 à 17 ans.

Elle précise la mise en place d’un système de suivi de cet échantillon. «Parents et enfants doivent continuer à se rendre aux visites prévues et peuvent contacter les sites où se tient l’essai s’ils ont des questions». Plus de 18 millions de doses de ce vaccin ont été administrés au Royaume-Uni. La MHRA, régulateur britannique, avait révélé samedi 4 avril avoir recensé sept décès sur les trente cas de thromboses identifiés, dans le cadre d’une enquête qu’elle mène présentement après le signalement de caillots sanguins chez des patients adultes vaccinés.

«Notre examen approfondi et détaillé est en cours concernant les rapports de types très rares et spécifiques de caillots sanguins avec un faible taux de plaquettes suite au vaccin Covid-19 d’AstraZeneca», a déclaré June Raine, responsable de la MHRA.

Pour rappel, la France a décidé, par, précaution, de ne plus administrer le vaccin AstraZeneca aux personnes de moins de 55 ans, tandis que l’Allemagne et les Pays- Bas l’interdisent aux moins de 60 ans. La Norvège et le Danemark sont allés plus loin en suspendant son utilisation sur les différentes catégories d’âges.

De son côté, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) continue de défendre son efficacité. Rogerio Pinto de Sa Gaspar, un des responsables de l’institution onusienne, a confirmé mardi 6 avril que la balance risque/bénéfice continuer à peser «largement» en faveur de l’utilisation de ce vaccin.