Mais où sont passées les associations de défense des droits des enfants?

Assassinat de la jeune Naima Arouhi, 5 ans, dans la région de Zagoura

Si le crime perpétré contre la jeune fille, Naïma Arouhi, 5 ans, dont le corps a été retrouvé sans vie dans la région de Zagoura, n’a pas soulevé un grand tollé sur les réseaux sociaux, c’est à cause des associations dites de défense des droits des enfants, qui ne se sont manifestées ni pendant les recherches ni après la découverte de son corps inanimé.

Un autre drame de viol et d’assassinat d’une jeune fille, Naïma Arouhi, 5 ans, dans la région de Zagoura, dans le sud du Maroc, vient de secouer le pays. Le corps sans vie de la fillette a été retrouvé, samedi 26 septembre 2020, en état de décomposition avancée par un jeune berger dans un endroit désertique non loin du douar où réside sa famille. Un choc terrible pour celle-ci et pour les habitants de la région. Disparue depuis le 17 août dernier, elle a été retrouvée 42 jours plus tard, alors que la famille avait alerté les gendarmes tout de suite après sa disparition.

Sur les réseaux sociaux, si les Marocains ne se sont pas trop mobilisés pour dénoncer un tel crime aussi odieux et abominable que celui du jeune Adnane Bouchouf à Tanger, c’est parce que l’information n’a pas trop circulé pendant la disparition de la jeune fille. Il est vrai que Zagoura est une région lointaine, que les réseaux sociaux et les canaux digitaux sont peut-être difficilement accessibles à la famille et aux proches de la victime mais les associations qui militent pour la lutte contre la pédophilie et défendent la préservation de l’enfance sont totalement absentes dans cette affaire.

Sensibiliser sur la gravité du crime
Aucune réaction de leur part ni pendant les recherches de la fille ni après la découverte de son corps inanimé. Où sont-elles passées? Pourquoi n’ont-elles pas bougé le doigt à l’annonce de cette terrible nouvelle? Livrée à elle-même, la famille de la fille n’a pas trouvé de soutien de la part de ces associations censées intervenir dans le processus des recherches lorsqu’un enfant est annoncé disparu.

Or, dans le cas de Naïma Arouhi, à l’âme pure et au visage angélique, aucune d’entre elle n’a jugé bon faire le nécessaire ne serait-ce que pour soutenir moralement la famille et informer l’opinion publique de cette affaire. La présidente de l’association Touche pas à mon enfant, Najat Anwar, s’est contentée de condamner l’acte criminel tout en disant attendre les résultats des recherches pour pouvoir réagir.

Contrairement au cas aussi terrifiant du jeune Adnane, à Tanger, dont l’assassin- pédophile a été identifié dès le départ et arrêté par la police, pour le cas de Naïma Arouhi, l’assassin n’est pas encore connu tant les recherches n’ont pas abouti à son arrestation. Mais toujours est-il, les deux crimes, malgré leur distance géographique, endeuillent tout un pays incapable d’enrayer la pédophilie, le viol et l’assassinat des enfants qui demeure un crime qui prend une ampleur considérable dans notre société. Là aussi, le rôle des associations est en première ligne pour sensibiliser sur la gravité du phénomène.

La justice aussi détient un rôle important: celui d’infliger les plus lourdes peines aux criminels et exécuter ces peines jusqu’au bout. Et la peine qui sied à ce genre d’affaires est la peine de mort réclamée par la plupart des Marocains.


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