Quand des associations stigmatisent le Maroc, De quelle liberté de presse parle-t-on?

Des associations professionnelles se proclamant au service d’un journalisme de qualité violent les premiers principes de l’éthique journalistique en essayant de salir l’image du Royaume.

Le 20 mars 2022 en Tunisie, alors que des milliers de personnes sont sorties pour protester et exiger la démission du président Kaïes Saïed, la Maison de la culture de Tunis accueillait une conférence pour attaquer la liberté de la presse au Maroc. Cette conférence, organisée par l’association française Journalisme et Citoyenneté, dans le cadre des deuxièmes Assises internationales du journalisme, a choisi de se focaliser sur la Tunisie, pays hôte bien sûr, 3 pays souffrant de l’instabilité politique et sécuritaire à savoir le Liban, le Niger et le Yémen, puis le Maroc! Le choix du Maroc était arbitraire selon les organisateurs, qui se sont engagés “à inclure d’autres pays dans les prochaines sessions”.

Un événement qui donnait d’ores et déjà un goût des actes hostiles de la Tunisie et de la France contre le Maroc. En effet, la conférence consacrée au Maroc s’est distinguée de toutes les autres conférences et panels. D’abord, le président de l’association française organisatrice du forum, Jérôme Bouvier, a veillé à assister personnellement à cette conférence, la seule à laquelle il a assisté. La salle était complètement pleine et l’association avait invité Aboubakr Jamaï, Hajar Raissouni et Abdellatif El Hamamouchi, “limitant ainsi la participation aux interventions à sens unique, et convoquant des journalistes marocains qui ne sont plus liés à l’exercice du métier de journaliste que depuis l’extérieur du Maroc”, selon un communiqué publié par le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) au lendemain de l’événement.

Une image complètement erronée
Le plus choquant, c’est que l’association, annonçant “que les assises sont un rendez- vous annuel de discussion et de prospective des professionnels de l’information” et défendant la liberté d’expression et de presse, a empêché toutes les personnes voulant poser des questions ou encore revenir sur des propos des intervenants, contrairement à ce qui se passait aux autres panels. Le but de l’association est de dresser un tableau noir de la presse et de la liberté de l’expression au Maroc. Des propos qui ont été largement partagés ensuite par des médias français, à l’image d’Ouest-France, qui a consacré tout un article à cette conférence sous le titre: “Liberté de la presse: le Maroc, mauvais élève du monde arabe” .

Il est regrettable de voir que, afin de construire une image complètement erronée sur la liberté de presse au Maroc, une association qui proclame être au service de la presse et de la liberté d’expression présente une seule partie de l’histoire, sans preuves ni faits, contrairement aux premières bases de déontologie et d’éthique apprises dans toutes les écoles de journalisme.