Assassainat Abdelhadi Yaqout, dit «MARCO» à Marbella


La main de la mafia


Marco Yaqout a été froidement abattu de 14 balles dans la nuit du 21 au 22 janvier devant son domicile. Le millionnaire hispano-marocain a été tué dans sa Bentley devant sa villa luxueuse sur la Costa del Sol, en Espagne.

Il s’appelait Abdelhadi Yaqout, alias Marco. Il était devenu le parrain de la vie nocturne de la très touristique Marbella. Propriétaire de plusieurs établissements côtés de la Costa del Sol, l’homme d’affaires a été foudroyé un commando de la mort, le 21 janvier 2019, devant son domicile de San Pedro Alcántara, quartier le plus recherchée et l’un des plus chers de Marbella. Son corps a été rapatrié au Maroc afin d’y être enterré devant sa famille, originaire de Khouribga.

Alors Marco menait-il une double vie? Marco Yaqout est né à Khouribga en 1969 où il a vécu une bonne partie de son enfance. En Espagne, où il a émigré à sa majorité, il était considéré comme un entrepreneur très prospère de la Marbella. Parti de rien, il avait réussi à faire fructifier ses affaires pour devenir millionnaire. Il possédait plusieurs bars et discothèques, dont certaines parmi les plus importantes de la région, situées sur le front de mer à Puerto Banús. Yaqout gérait notamment la discothèque Tibu, un établissement où princes arabes, hommes d’affaires russes et célébrités internationales avaient leurs habitudes.

Selon la presse locale, ce dernier était notamment un ami de l’homme d’affaire anglo- égyptien Mohamed Al Fayed, propriétaire d’Harrods. Sa carrière et sa vie se sont terminées à l’aube, ce lundi 21 janvier 2019, lorsque deux assassins l’ont surpris lorsqu’il est entré chez lui, une villa blanche sur deux étages où un panneau d’une agence de sécurité avertit qu’elle est surveillée 24h / 24. Quelques heures après l’événement, une traînée de sang apparaissait encore au milieu de la route et se perdait à l’intérieur de la maison, sous une épaisse porte en bois. L’homme d’affaires, sans casier judiciaire, est arrivé chez lui peu de temps avant trois heures et demie du matin à bord d’une voiture haut de gamme, une Bentley avec une plaque d’immatriculation britannique, signe de sa situation économique plus que confortable.

14 balles dans le corps
Deux hommes armés l’attendaient là-bas. La rue est sombre et aucun riverain à l’horizon. À côté de la porte d’entrée se trouve une poubelle qui aurait pu servir de cachette aux meurtriers. Lorsqu’il est sur le point d’entrer dans le garage de la maison, les assassins ont déclenché une pluie de balles. Ils ont dû recharger leurs armes. La victime a essayé de sortir de la voiture par le siège passager, mais ils ne lui ont pas laissé le temps. Quatorze coups de feu ont touché son corps. La police a compté une vingtaine d’impacts par balle dans le véhicule et ramassé douze douilles sur les lieux.

La police andalouse, chargée de l’enquête, laisse toutes les hypothèses ouvertes mais soupçonne fortement Marco Yaqout être impliqué dans un trafic de drogue et en particulier dans le commerce de cocaïne entre la France, les Pays-Bas et l’Espagne. D’ailleurs, son nom était lié à une sombre histoire de trafic de drogue à Oujda sans qu’il ne subisse de condamnation. Sa mort serait donc un énième règlement de compte lié à la guerre des mafias qui a commencé avec la mort de David ‘Maradona’ Avila, en mai 2018 à Malaga