L'ARMÉE US DOIT UNE FIÈRE CHANDELLE À HAMMOUCHI

COOPÉRATION ANTITERRORISTE

C’est grâce au Maroc et en particulier à la DGST que les États-Unis ont, selon les médias américains, pu prévenir des attaques contre certains de leurs soldats stationnés au Moyen-Orient.

On connaît depuis belle lurette l’efficacité des services de renseignements marocains, qui avaient par exemple permis aux autorités françaises de mettre la main, en novembre 2015, sur le cerveau des attaques terroristes qui venaient alors de frapper Paris, à savoir Abdelhamid Abaaoud. Et on en a encore la preuve avec l’aide apportée par la Direction générale de la Surveillance du territoire (DGST) à ses homologues américains du Bureau fédéral d’investigations (FBI) et du Contre-espionnage de l’armée des États-Unis pour faire arrêter un militaire américain ayant tenté d’entrer en contact avec l’organisation de Daech pour faire tuer des collègues à lui stationnés au Moyen-Orient.

L’information avait, dès le 19 janvier 2021, été donnée par le département de la Justice américain, dans un communiqué ayant expliqué qu’un agent du FBI se serait fait passer pour un membre de Daech afin de soutirer des informations au militaire en question, répondant du nom de Cole James Bridges, sans toutefois faire mention de l’implication des services marocains. Le quotidien Newstalk Florida, dans un article publié ce 25 janvier, a ceci dit révélé cette implication, en détaillant que c’est en septembre 2020 exactement que la DGST aurait transmis les informations relatives à M. Bridges au FBI, n’en disant ceci dit pas plus sur le comment de l’obtention de ces informations par l’institution dirigée par Abdellatif Hammouchi.

Guerre contre la terreur
Et ce n’est que par la suite que des contacts auraient donc été noués avec M. Bridges, qui à en croire Newstalk Florida aurait depuis l’Allemagne, où il était stationné, “fourni des diagrammes détaillés et même des manuels de formation pour aider les combattants de l’EI à mieux tuer les forces américaines”. Ce n’est, en tout cas, pas la première fois que le Maroc fournit de tels renseignements aux États-Unis, avec qui la coopération antiterroriste est accrue depuis l’époque de la guerre contre la terreur déclenchée par le président George W. Bush suite aux attaques du 11 septembre 2001.

Le secrétaire d’État sous le président Donald Trump, Mike Pompeo, en avait d’ailleurs remercié le Royaume au cours de la visite qu’il avait effectuée début décembre 2019 à Rabat et où il avait notamment tenu à se rendre au siège de la DGST pour rencontrer M. Hammouchi -ce sont des photos de leur tête-à-tête qui, quelques mois plus tard, allaient même illustrer sur le réseau social Twitter le 231ème anniversaire du département d’État.

Le Maroc peut notamment compter sur une solide présence dans les principaux terrains d’action des groupes terroristes, que ce soit au Sahel où il soutient directement l’opération panafricaine Barkhane pour stabiliser la région ou au Moyen-Orient, où par exemple l’on avait su en décembre 2016 qu’un agent de la Direction générale des études et de documentation (DGED) se trouvait à Alep-Est au moment de sa chute entre les mains du régime de Bachar el-Assad.


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