UN ARBITRAGE MINISTÉRIEL EST ATTENDU

LES PARENTS D’ÉLÈVES DES ÉCOLES PRIVÉES RENCONTRENT SAÏD AMZAZI

Saïd Amzazi a promis aux représentants des parents d’élèves de négocier avec les propriétaires des écoles privées des solutions économiques qui pourraient arranger les deux parties.

La tension monte d’un cran entre les écoles privées et les parents d’élèves. Tout au long de ces derniers jours, plusieurs manifestations ont été organisées par les parents d’élèves devant les sièges de leurs écoles pour réclamer la révision à la baisse des frais de scolarité au titre du dernier trimestre (avril, mai et juin). Des doléances qui n’ont malheureusement pas trouvé écho chez les directeurs des établissements concernés, préférant ainsi faire la sourde oreille à des revendications légitimes qui s’expriment pendant une conjoncture exceptionnelle marquée par une double crise, sanitaire et économique. Mais les positions d’abus dans lesquelles campent les directions des écoles privées n’ont pas découragé les associations des parents d’élèves d’aller à la rencontre du ministre de l’éducation nationale, Saïd Amzazi, qui a accepté de les recevoir, lundi 1er juin 2020.

Débloquer la situation
Une rencontre très attendue pour débloquer une situation qui n’a fait que trop durer et qui a fait naître une relation conflictuelle entre les écoles privées et les parents d’élèves. Selon le président de la Fédération nationale des associations des parents d’élèves, Noureddine Akkouri, joint par nos soins, «Notre réunion avec le ministre a été décisive. Nous lui avons exposé tous les problèmes que nous rencontrons actuellement avec les écoles privées. Le principal point que nous avons discuté avec lui a été tout naturellement les frais de scolarité du dernier trimestre de cette année». «Le ministre a été attentif à notre discours et il a montré une grande disponibilité à trouver des solutions à nos problèmes», explique-t-il.

Sur l’enseignement à distance, le ministre a évoqué une enquête nationale d’évaluation dont les résultats devraient bientôt être publiés. Sur les frais de scolarité, le ministre a été compréhensif face aux revendications des 4.000 parents d’élèves qui demandent à ce que les établissements où sont scolarisés leurs progénitures procèdent à des révisions à la baisse. Bien qu’il ait montré une hésitation sur ce sujet visiblement sensible pour le gouvernement, Saïd Amzazi a promis aux représentants des parents d’élèves de négocier avec les propriétaires des écoles privées des solutions économiques qui pourraient arranger les deux parties. Des arbitrages ministériels sont attendus pour débloquer la situation. Pour Noureddine Akkouri, «il n’y pas de mystère. Les parents d’élèves sont des partenaires stratégiques des écoles privées et c’est grâce aux frais de scolarité et autres frais d’inscription que ces écoles font avancer leur machine économique».

Il est vrai que l’enseignement à distance a permis aux élèves de conserver une certaine continuité pédagogique, mais il ne faut pas le comparer à l’enseignement présentiel. Or, les frais de scolarité exigés pour les parents d’élèves sont facturés pour rétribuer l’enseignement présentiel. Ce qui a poussé les associations des parents d’élèves à monter au créneau pour réaliser une évaluation financière objective de cet enseignement à distance et appliquer toutes les réductions nécessaires pour le ramener à sa juste valeur.


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