Arancha Gonzalez Laya renie l'illégalité de l'entrée en Espagne de Brahim Ghali

Arancha Gonzalez Laya, ex-ministre des Affaires étrangères espagnole, a comparu, lundi 4 octobre 2021, devant le tribunal de Saragosse pour éclaircir son rôle dans l’affaire Ghali. Elle a menti sans sourciller, contredisant les propos de son propre chef de cabinet et du général de la base aérienne de Saragosse.

Le contraire aurait étonné! Près de sept mois après l’éclatement de l’Affaire Brahim Ghali, noeud de la crise maroco-espagnole, l’ex-ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha Gonzalez Laya, accusée par son chef de cabinet d’être derrière l’entrée frauduleuse du polisarien, a été convoquée, lundi 4 octobre 2021, à témoigner par le tribunal d’instruction numéro 7 de Saragosse afin de déterminer à quel niveau la décision a été prise au sein du gouvernement ibérique.

Sans sourciller, elle a déclaré que l’entrée de Brahim Ghali sur le territoire espagnol le 18 avril dernier s’est faite «conformément à la loi», rapporte le média local Aragon Noticias. Mme Gonzalez Laya n’a pas révélé les noms de ceux ayant approuvé la décision de faire entrer le chef séparatiste, souligne pour sa part le quotidien El Mundo. L’ex-ministre du gouvernement Sanchez a invoqué le secret professionnel.

Que des mensonges! Comme attendu, l’ex-ministre des affaires étrangères n’a rien dit. Au contraire, elle avance que l’entrée en Espagne de Brahim Ghali le 18 avril 2021 était tout à fait conforme à la loi. Et pourtant, la convocation d’Arancha Gonzalez Laya devant le juge intervient après le témoignage de son ex-chef de cabinet, Camilo. Dans sa déclaration le lundi 13 septembre 2021, M. Villarino a dit que la ministre lui avait demandé de «gérer en totale discrétion» l’entrée en Espagne de Brahim Ghali pour que sa présence ne choque pas l’opinion publique, rapporte le quotidien La Vanguardia. Il a ensuite ajouté qu’il s’était conformé aux instructions de Arancha Gonzalez Laya, qui demandait la discrétion absolue sur l’atterrissage, le 18 avril 2021, à la base de Saragosse, de l’avion de la présidence algérienne avec à son bord le chef du Polisario.

Plate-forme militaire
Ce n’est pas tout. L’enquête menée par le juge d’instruction espagnol Rafael Lasala avait déjà révélé l’implication directe du gouvernement de Pedro Sanchez. Selon le média Heraldo, le département d’Arancha Gonzalez a empêché les militaires de faire leur travail et de vérifier l’identité de Brahim Ghali et de son compagnon, précise le général de la base de Saragosse, Ortiz Canabate, contraint par le juge d’instruction de lever le voile sur la partie qui a autorisé l’entrée de Brahim Ghali en Espagne.

Le ministère d’Arancha Gonzalez lui avait mentionné que parmi les passagers de l’avion il y avait une personne malade qui devait être évacuée vers un hôpital. Le général Canabate a ajouté que l’avion de la présidence algérienne a atterri «conformément à l’ordre communiqué par téléphone aux responsables de la base par la Commission des relations internationales de l’état-major général de l’armée de l’air».

A son arrivée, l’avion a été conduit «pour des raisons de sécurité» vers la plate-forme militaire, «une pratique courante pour les avions d’Etat». Une fois les ordres du ministère des Affaires étrangères reçus par l’état-major de l’armée de l’air, le personnel de l’avion «n’ont pas subi le traditionnel contrôle des passagers à la frontière», conclut-il. Après toutes ces révélations, Mme Gonzalez Laya nie tout en bloc. Ses mensonges sont des mensonges d’un Etat qui joue un double jeu dangereux en faisant semblant de maintenir des relations normales avec le Maroc tout en tirant profit d’une relation louche lucrative avec l’Algérie et ses mercenaires du Polisario.