Arancha Gonzalez Laya fait encore l’impasse sur l’affaire Brahim Ghali

La ministre espagnole des Affaires étrangères continue d’ignorer les «menaces» du ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, suite à l’accueil, sous une fausse identité, de Brahim Ghali dans un hôpital à Logroño, en Espagne. Dans une longue interview, accordée à El Diario le 9 mai 2021, la cheffe de la diplomatie, Arancha Gonzalez Laya, a totalement fait l’impasse sur ce sujet.

Elle a préféré s’étaler sur la question migratoire, faisant remarquer l’importance de la traiter dans le cadre du «dialogue» et du «voisinage» entre l’Union européenne et ses partenaires de la rive sud de la Méditerranée. L’intrigant dans cette interview, c’est que Mme Gonzalez n’a pas évoqué la tension avec le Maroc liée à l’affaire Brahim Ghali, au sujet de laquelle elle avait plus tôt estimé que tout avait été dit de la part de son gouvernement.

En effet, samedi 8 mai, la ministre espagnole a déclaré qu’elle n’a rien à ajouter de ce qu’elle a déjà dit sur cette affaire. Son mutisme a été dénoncé par plusieurs médias ibériques mais aussi et surtout par Pablo Casado, le chef du Parti populaire, qui a qualifié la politique étrangère menée par l’Exécutif de Pedro Sanchez de «nulle» et «à l’origine de la crise sans précédent» avec le Maroc.

Pour rappel, le gouvernement espagnol a tenté de couvrir le chef des séparatistes en reniant dans un premiers temps sa présence en Espagne puis en déclarant que ce dernier quittera l’Espagne après l’amélioration de son état de santé. Une preuve de plus de sa complicité dans cette affaire louche.