Après Panzeri, l'ex-vice-présidente du parlement européen quitte la prison

"MarocGate", une pseudo affaire pour accabler le Maroc


L’ancienne vice-présidente du Parlement européen, Eva Kaili, a été libérée le 13 avril 2023 sous surveillance électronique après plus de quatre mois de détention. «Je ne donnerai pas plus de commentaires, si ce n’est qu’il s’agit d’une décision logique qui a mis trop de temps à être prise», a déclaré à cette occasion son avocat Sven Mary.

«Eva Kaili sort de prison la tête haute et avec dignité, elle n’a pas avoué des crimes qu’elle n’a pas commis, elle se battra pour son innocence jusqu’au bout», précise son avocat grec Michalis Dimitrakopoulos. Eva Kaili est poursuivie pour participation à une organisation criminelle, corruption et blanchiment d’argent et d’avoir perçu de «fortes sommes» «versées par le Qatar et le Maroc afin d’influencer l’élaboration de la politique européenne». A la suite du scandale, Eva Kaili a été démise de ses fonctions de vice-présidente du Parlement européen.


Depuis l’éclatement du scandale de corruption en décembre 2022 au sein du Parlement européen, tentant d’inculper le Maroc dans l’affaire dite « MarocGate », l’eurodéputée grecque était la dernière des personnes mises en examen à ne pas avoir bénéficié d’une libération conditionnelle. Son compagnon Francesco Giorgi n’était plus en détention.

Quant au cerveau présumé de l’affaire, Pier Antonio Panzeri et l’eurodéputé belge Marc Tarabella, ils vont aussi être libérés. La libération quatre mois après le début de ce scandale retentissant donne à réfléchir. D’autant plus qu’à ce jour, la justice européenne n’a fourni aucune preuve inculpant le Maroc ou le Qatar. Les enquêteurs n’avaient pas trouvé de preuves pour étayer le dossier contre Eva Kaili ou les autres. Il a d’ailleurs attaqué le bureau du procureur pour l’avoir maintenue derrière les barreaux.

M.K

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