Après 11 ans de loyaux services, Badr Ikken quitte l’IRESEN et entame une aventure passionnante dans le privé

"Ce qui a un début a une fin, mais chaque fin est le début d’un nouveau départ". C'est par cette citation empruntée à Serge Zeller que Badr Ikken, le directeur général de l’Institut de Recherche en Énergie Solaire et Énergies Nouvelles (IRESEN) a annoncé, à ses amis et proches, sur le réseau social professionnel LinkedIn, sa démission de ce poste. Officiellement, il avait déposé celle-ci, vendredi 29 avril 2022, au siège de l’IRESEN, lors de la 15ème réunion du Conseil d’Administration de l’Institut, rendu célèbre et notoire grâce à son implication personnelle, son engagement infaillible, sa dynamique hors pair, sa loyauté inébranlable, son génie incontesté et son sens du relationnel inégalable.  

Connaître l’homme et le responsable d’un Institut comme IRESEN qui a placé le Royaume dans l’orbite des pays avancés en matière de recherche appliquée en technologies propre et en énergie renouvelable, ne peut laisser indifférent. Impressionné, on le devient inévitablement. Mais on est plus attaché à sa volonté incomparable de faire avancer les choses et de prétendre toujours au mieux. Il est de cet acabit de managers, pardon de leaders, que l’intégrité, la probité et l’exemplarité attirent comme un aimant.

Depuis le début de la pandémie, il a agi comme le patriote convaincu qu’il est. Il a œuvré avec son équipe à mettre au point, à la perfection, un respirateur au moment où les services de réanimation de nos hôpitaux en manquaient flagramment. Malheureusement, ce respirateur n’aura pas de lendemain. Des calculs politico-politiciens en empêcheraient la sortie au grand jour. Cela lui a fait mal mais pas autant pour lâcher prise.

Il a aussi été derrière l’invention de 1ère borne de recharge de voitures électriques made in morocco, développée, produite et commercialisé. Faut-il rappeler que ses connaissances et le capital confiance dont il jouit auprès des partenaires étrangers ont beaucoup contribué à l’essor de l’IRESEN et du Green Energy Park, cette plateforme internationale de recherche et de formation en énergies solaires et leur ont assuré un rayonnement à l’échelle mondiale. Aujourd’hui, il fallait qu’il prenne ce virage et qu’il tourne la page de l’IRESEN. Le connaitre véritablement pousse à croire qu’au sein de l’IRESEN où il s’est donné lui-même, il n’a désormais plus rien à offrir. Non qu’il n’en soit plus capable, mais parce que vraisemblablement, le climat dans lequel il a toujours excellé a dû changer.

Après onze ans à la tête de l’IRESEN, Badr Ikken a rejoint GI2, société de conseil en ingénierie spécialisée dans les énergies renouvelables, le développement durable, la décarbonation et l’efficacité énergétique, qu’il a co-créée avec Nasser Bouazza et Zakaria Naimi. A sa place, le conseil d’administration de l’IRESEN a désigné Samir Rachidi, Directeur R&D en charge du Solaire Thermique et du Power-to-X, comme Directeur Général par intérim.

Mais c’est un grand Badr dont nous regrettons le départ et auquel nous souhaitons un avenir radieux et meilleur. « C’est avec beaucoup de tristesse et d’espoir que je souhaite vous annoncer mon départ d’IRESEN. J’ai été honoré de servir mon pays, sous la clairvoyance de Sa Majesté le Roi, que Dieu l’assiste et d’assurer cette belle mission ces dix dernières années en contribuant au développement de la recherche appliquée dans le domaine des technologies propres au Maroc. Je me tourne vers une nouvelle aventure professionnelle le cœur serein, car je sais que vous allez continuer à relever les défis et faire de ces deux institutions (IRESEN et Green Energy Park) des fleurons à l’échelle continentale», a-t-il annoncé sur LinkedIn comme un ‘’Au revoir’’ qui ne durera, à coup sûr, pas longtemps.