Un antiparasitaire préconisé par des chercheurs Australiens contre le COVID-19

L'ivermectine, future arme de destruction du Coronavirus?

Molécule star depuis sa mise au point au milieu des années 1970 par le laboratoire américain MDS, l’ivermectine est très utilisée dans le domaine médical pour traiter des maladies parasitaires comme la gale. Mais bientôt, elle pourrait aussi faire figure de médicament miracle contre le Covid-19 à en croire des chercheurs de l’Université Monash en Australie, qui ont découvert que l’ivermectine pouvait en 48 heures seulement inhiber le SARS-CoV-2, le virus responsable de la maladie, et réduire de plus de 5.000 fois sa charge virale.

Des résultats très impressionnants et surtout prometteurs qui doivent toutefois être encore confirmés dans le cadre d’essais cliniques en cours et qui ne doivent prendre fin que dans un mois environ. Vendue notamment sous le nom de Mectizan ou encore Stromectol, l’ivermectine est généralement abordable et largement disponible sur les marchés, et ce pour la raison simple qu’elle fait partie de la liste modèle des médicaments essentiels de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) auxquels tous les Etats du monde doivent permettre un accès facile à leur population.

Prise en charge
En attendant donc d’y voir plus clair, les pays touchés par le Covid-19 continuent pour l’heure de faire avec les moyens du bord. Au Maroc, c’est les molécules antipaludiques de la chloroquine et de l’hydroxychloroquine qui ont, depuis le 23 mars, la faveur des autorités sanitaires, après que le ministère de la Santé ait demandé aux centres hospitaliers et aux directeurs régionaux de la santé de les introduire dans la prise en charge thérapeutique, et dans ce sens tous les stocks du laboratoire pharmaceutique Sanofi dans le Royaume lui avaient été rachetés le 19 mars. Sur désormais plus de 1.000 cas recensés depuis le 2 mars, 76 ont, au 5 avril, guéri en utilisant lesdites molécules. L’idée d’y recourir revient à l’infectiologue français Didier Raoult, qui depuis qu’il avait commencé à les promouvoir le 25 février via une vidéo relayée sur les médias sociaux ne cesse d’essuyer les critiques, tandis que les résultats continuent de plaider en sa faveur.

Pour rappel et selon les résultats d’une étude rendue publique le 16 mars, 90% des malades traités à la chloroquine n’ont plus le SARS-CoV-2 au bout de six jours, contre 25% seulement de ceux qui ne le sont pas. Proportion baissant encore plus drastiquement en cas d’association à l’azithromycine, un antibiotique. Au plan international, le président américain Donald Trump fait partie des plus grands encenseurs de la chloroquine, à laquelle il avait consacré un tweet le 19 mars.


1 commentaire

  • Mansour Essaïh

    7 Avril 2020

    ...''les molécules ..... de la chloroquine et de l’hydroxychloroquine qui ont, depuis le 23 mars, la faveur des autorités sanitaires, ...... Sur ... plus de 1.000 cas recensés depuis le 2 mars, 76 ont, au 5 avril, guéri en utilisant lesdites molécules. L’idée d’y recourir revient à l’infectiologue français Didier Raoult, qui depuis qu’il avait commencé à les promouvoir le 25 février ...... ne cesse d’essuyer les critiques, tandis que les résultats continuent de plaider en sa faveur. Quels sont les résultats qui plaident en sa faveur ?! du 23/03 au 05/04 (sur 12 jours), seul 76 su 1000 cas on guéri. Quel est alors le sort des 924 autres malades ?!

Laisser un commentaire

Merci de cocher cette case
X

Télécharger le magazine Maroc Hebdo

Télécharger