L’ANME et le SNPM sur la même longueur d’onde

Rencontre autour de l'amélioration du statut des journalistes et du renforcement des entreprises de presse

L’Association nationale des médias et des éditeurs et le Syndicat national de la presse marocaine partagent la même vision des défis à relever et des actions à mener pour tirer vers le haut le secteur de la presse marocaine, en améliorant les conditions de ses journalistes et en appuyant ses entreprises.

La bienveillance, l’entente et l’interaction positive ont marqué la réunion tenue mardi 26 juillet 2022 au siège de Chouf TV à Casablanca, entre une délégation de l’Association nationale des médias et des éditeurs (ANME) et le bureau exécutif du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM). Au programme de cette rencontre, il y avait le projet d’une nouvelle convention collective spécifique aux journalistes de la presse écrite et digitale qui vise à améliorer les conditions professionnelles, financières et sociales des journalistes et la révision des lois qui régissent la presse et l’édition au Maroc avec comme but la revalorisation et la protection de la profession. Les défis et les enjeux actuels du paysage médiatique marocain et des entreprises de presse ont également été passés en revue.

Doléances légitimes
Dans un communiqué conjoint, l’ANME, présidée par Driss Chahtane, et le SNPM, présidé par Abdellah Bekkali, se sont félicités de l’ambiance sereine et du débat constructif qui y ont régné. «Durant cette réunion, les deux parties ont été toute ouïe et sur la même longueur d’onde quant aux doléances légitimes exprimées clairement par les uns et les autres», précise-t-on. Le contenu du projet de convention collective présenté par la délégation du SNPM à cette occasion a été salué et bien reçu par l’ANME, qui s’est engagée à être réactive et à interagir positivement à ce propos après étude et discussion minutieuses du projet au sein des organes de l’association.

Dans la même lignée, une discussion fructueuse et utile a eu lieu entre les deux parties concernant la régulation de la profession afin d’éviter toutes sortes de dérives qui pourraient mettre en péril tous les acquis existants. Par ailleurs, les deux organisations ont été unanimes à considérer les défis actuels auxquels l’entreprise de presse nationale est confrontée dans sa quête permanente d’amélioration de sa mission informationnelle à l’échelle nationale ou bien de renforcement de son rôle clé à l’échelon régional.

L’épidémie du coronavirus a fait émerger à la surface avec persistance la fragilité financière de nombre d’entreprises de presse structurées. Une fragilité d’autant plus renforcée par la mainmise des GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) sur les recettes publicitaires dans leurs propres réseaux socio-numériques. Sachant, bien entendu, que, pour ne citer que le Maroc, ces géants du web ne s’acquittent pas des taxes et impôts découlant de cette activité purement commerciale et lucrative. Il va sans dire que l’indigence de l’entreprise de presse se répercute irréversiblement sur la situation sociale et professionnelle des journalistes.

Somme toute, le SNPM et l’ANME étaient d’accord sur les défis à relever, les entraves à surmonter et les actions à mener pour tirer vers le haut un secteur vital à la démocratie. Un départ encourageant puisqu’ils se sont mis d’accord, à l’issue de cette réunion, pour tenir des rencontres périodiques et régulières dans le futur proche. Déjà, une journée d’étude a été programmée à la rentrée prochaine.