L’Angola pour une solution politique basée sur le compromis autour du dossier du Sahara


Téte Antonio, ministre angolais des Affaires extérieures, l’a affirmé de manière sans équivoque : son pays «encourage les efforts du Secrétaire Général de l’ONU et de son envoyé personnel, M. Staffan de Mistura, pour trouver une solution politique juste, durable, mutuellement acceptable par les parties et fondée sur le compromis». Des propos repris dans un communiqué, rendu public mardi 11 juillet 2023, sanctionnant les travaux de la 3ème commission mixte de coopération maroco-angolaise, coprésidée par Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, et Téte Antonio, son homologue angolais.


Les deux ministres ont renouvelé leur attachement indéfectible aux principes du Droit et de la légalité internationale et au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États. Qui pouvait penser il y a peu de temps encore que l’Angola allait changer de position, pour ne pas dire de fusil d’épaule ? Ce pays du Sud de l’Afrique, immensément riche en minerais, notamment l’or et le diamant, et en hydrocarbures, a été l’un des soutiens principaux des thèses algériennes visant à installer un Etat sahraoui dans les provinces du Sud marocain. Allié de l’ex-Union soviétique et soutenu durant les décennies de la guerre froide par Cuba, l’Angola, dirigé du 21 septembre 1979 jusqu’au 25 septembre 2017, par Edouardo Dos Santos, voyait en le Maroc « le mal absolu ».

Sur le plan diplomatique, Louanda était engagée comme aucune autre capitale à l’époque pour défendre les séparatistes. C’est dire que l’on revient vraiment de loin. En effet, depuis le 29 novembre 2017, date de la rencontre à Abidjan en Côte d’Ivoire entre SM le Roi Mohammed VI et le président angolais Joaa Lourenço, suivie d’une deuxième rencontre entre les deux chefs d’Etat, le 29 avril 2018 à Brazzaville, la normalisation des relations bilatérales avait réellement pris forme. La rencontre de Rabat des 10 et 11 juillet 2023 a permis de confirmer ce nouveau positionnement de l’Angola par rapport au dossier du Sahara marocain, et a aussi amorcé une véritable coopération multisectorielle à travers la signature de huit accords. Des accords portant sur l’enseignement et la recherche scientifique, la justice, la formation des diplomates, le tourisme, les hydrocarbures et les mines… Avec ce climat de confiance installé entre les deux Etats, l’avenir des relations bilatérales sera encore meilleur. N’en déplaise à Alger et ses visées délétères.

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