Ils font l'actu n°13 : Anass Houir Alami, la tourmente qui ne finit plus


C’est une lourde condamnation d’un an de prison ferme que la cour d’appel de Rabat a prononcée contre l’ancien patron de la CDG. Le verdict serait en rapport à une affaire de détournement de fonds touchant un projet touristique à Fnideq.

L’ancien directeur général de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), Anas Alami Houir, a été condamné, mardi 28 novembre 2023, à un an de prison ferme par la chambre en charge des crimes financiers à la cour d’appel de Rabat. Le jugement serait lié à une affaire de détournement de fonds touchant un complexe touristique à Fnideq.

Outre M. Alami, d’autres mis en cause, dont un investisseur de nationalité française, prénommé Emmanuel, écopent de peines de prison allant de un an ferme à six mois avec sursis. On retrouve également dans l’affaire Mohamed Ali Ghannam, ancien directeur général de la Compagnie générale immobilière (CGI), filiale de la CDG, ainsi que d’autres anciens cadres du groupe. L’ancien patron de la CDG était déjà au centre de l’affaire du programme Madinat Badis à Al Hoceima, qui a démarré en août 2014 suite à une enquête judiciaire déclenchée contre lui par la Brigade nationale de police judiciaire (BNPJ).

Suite à cette enquête, son procès ainsi que celui de M. Ghannam se déroulait à la cour d’appel de Fès. Après avoir été condamné en première instance, en décembre 2020, à un an de prison ferme, les deux hommes avaient vu leur peine réduite à six mois de prison ferme, prononcée en appel en mars 2022. Poursuivis en état de liberté pour détournement et dilapidation de deniers publics, faux et usage de faux, escroquerie et complicité, les deux principaux mis en cause ont été aussi condamnés à 5.000 dirhams d’amende chacun.

Boucs émissaires
Quant aux vingt-cinq autres mis en cause, la cour d’appel avait prononcé leur relaxe. Ce procès avait duré cinq ans, et l’affaire en elle-même avait défrayé la chronique au Maroc et même au-delà. Mais pour beaucoup et principalement ceux qui connaissent bien les deux hommes, MM. Alami et Ghannam ne seraient que des boucs émissaires dans cette affaire.

Jouissant de l’estime au sein des milieux des affaires, les deux anciens responsables auraient toujours, selon les mêmes voix, fait montre de droiture et d’intégrité dans leurs fonctions respectives. Bien qu’il soit poursuivi en état de liberté, M. Alami a tenté un retour dans les affaires en intégrant le groupe de l’homme d’affaires Rida Benbrahim, patron de BGI Petroleum, en tant que DG. Un nouveau poste dans lequel il était resté très discret. Mais les dernières révélations de la presse sur les activités pétrolières de ce groupe mystérieux ont une nouvelle fois exposé le nom de M. Alami dans les médias. Cette récente condamnation à un an de prison ne semble pas arranger les choses pour lui.

Lire aussi

Articles similaires