Amine Benjdiya, Un jeune qui porte au sommet le rêve gnaoui

artiste marocain vivant à Londres

Flomine est l’un des singuliers jeunes Dj et producteurs marocains. Mixant les rythmes africains subsahariens à ceux gnaouis pour imposer un genre musical inédit. Spotify, plateforme de streaming musical des plus populaires dans le monde, l’a mis à l’honneur et a fait de lui l’affiche de son dernier court-métrage «Music That Moves». Portrait.

Ingénieur de son, Dj et producteur, A mine Benjdiya, ou Flomine, comme il se nomme, est un jeune artiste marocain, 32 ans, originaire de Casablanca mais qui vit à Londres depuis son enfance.

«Ce documentaire a eu lieu grâce à mon morceau Lghorba, qui a été largement repris dans plusieurs playlists officielles à Spotify, parmi celles-ci une très grande playlist nommée AmaPiano Grooves», nous déclare Flomine, qui poursuit: «Spotify Arabia m’ont contacté car ce morceau été le premier AmaPiano produit au Moyen-Orient avec une touche gnaouia marocaine.» Une opportunité qui lui a permis de représenter le Maroc et le Moyen-Orient pour ce projet. En effet, les écoutes d’AmaPiano au Maroc ont augmenté de 1.486% au cours des deux dernières années sur Spotify, et ce grâce au succès de titres tels que Ghorba, de Flomine, fait remarquer Spotify.

Un style unique
Passionné de musique dès son plus jeune âge, ce multi-instrumentiste se plonge dans le monde de la musique depuis son adolescence et a façonné sa vie même en choisissant de continuer ses études dans le domaine de l’ingénierie de son. Faisant ses premiers pas sur la scène musicale, il choisit le surnom de «Flomine», un mot latin qui signifie «rivière dont le courant d’eau ne s’arrête jamais». «Et c’est ce que je fais dans la musique.

C’est ce qui me représente, moi et mon style. Je ne peux pas m’arrêter», nous annonce le jeune artiste de 32 ans, encore célibataire. Adoptant un style singulier, croisant les beats subsahariens et l’esprit gnaoui marocain où le profane se mêle au sacré, Flomine célèbre le rêve africain par de somptueux titres composites où l’agencement des voix chaudes et puissantes d’une palette riche d’instruments: kora, balafon, flûte, accordéon, saxophone, ribab, guitare, percussions, clavier, batterie… impose un véritable arc-en-ciel musical africain, d’une surprise radicale nommé l’AmaPiano.

«Lorsque vous mélangez l’AmaPiano avec la musique traditionnelle marocaine (gnawa), cela permet tout de suite d’obtenir une connexion incroyable entre les deux genres et les deux cultures», nous annonce le jeune ingénieur en son. Avec son petit tarbouch rouge de gnaoui et sa guendoura, Flomine a fait vibrer les gens en jouant live le titre «Ghorba» à Londres. Filmé en vidéo clip, le hit fait actuellement plus de 118.000 vues en moins de quatre semaines.

Flomine porte le rêve gnaoui au plus haut sommet et nous annonce qu’«en créent ce style (AmaPiano gnaoui) j’essaie d’ouvrir des portes à la musique marocaine pour la rendre accessible au monde entier, pas qu’aux Marocains seulement». Influencé beaucoup par la musique gnaouie, le jazz et la musique africaine, Flomine nous annonce que «Ghorba», son dernier projet, est la source de sa fierté vu qu’il était «le premier à produire l’AmaPiano marocain». Ayant pris des risques en mélangeant gnaoui et house dans un genre musical né en Afrique du Sud, Flomine n’était pas sûr de la façon dont il serait reçu et la réponse a été étonnante.

Ayant joué ses morceaux dans «Ministry of sound», le plus grand club de UK devant 6.000 personnes, Flomine aspire se produire au «Festival Gnaoua de Essaouira, Mawazin et pourquoi pas organiser un festival AmaPiano dans le Sahara?», conclut le jeune sur un ton confiant.