L'ambassadeur Allemand à Madrid en visite à l'enclave de Mélilia

Berlin s'enfonce dans son hostilité envers le maroc

L’ambassadeur allemand à Madrid s’est rendu à Mélilia pour discuter de la sécurité des frontières du préside occupé avec le Maroc. Berlin cherche-t-elle à envenimer encore plus ses relations avec Rabat?

L’Allemagne poursuit son jeu dangereux avec Rabat. L’ambassadeur allemand à Madrid, Wolfgang Dold, s’est déplacé, jeudi 25 novembre, à Mélilia à la tête d’une délégation qui compte également un consul et un responsable des renseignements.

La rencontre du responsable allemand avec la déléguée du gouvernement espagnol à Mélilia, Sabrina Moh, et le commandement de la Garde civile, était centrée sur la fermeture des frontières entre l’enclave et le Maroc depuis mi-mars 2020 à cause de la pandémie du Covid-19, et la coopération entre les instances de sécurité marocaines et espagnoles dans la contrôle des frontières.

Mais cette visite de Wolfgang Dold au préside occupé par l’Espagne peut être perçue comme une énième provocation de Berlin contre le Maroc. Les autorités marocaines ont décidé, début mars 2021, d’arrêter tout contact avec l’ambassade d’Allemagne à Rabat à cause de «malentendus profonds au sujet de questions fondamentales pour le Maroc».

Les positions allemandes, notamment dans le dossier du Sahara marocain ne passent pas auprès du Royaume. À ce titre, c’était bien l’Allemagne qui a pris l’initiative de demander la réunion, le 21 décembre 2020, du Conseil de sécurité de l’ONU, dédiée à la reconnaissance par l’ancienne administration américaine de la souveraineté du Royaume sur son Sahara.

Début novembre 2021, le vice-ministre allemand des Affaires étrangères, Niels Annen, a affirmé que «le Maroc a mis fin aux relations normales entre les États. Il n’y a pratiquement plus de communication et l’ambassadeur d’Allemagne proposé attend depuis cinq mois l’agrément des autorités marocaines. C’est une approche inhabituelle entre des pays amis».

L’équilibre souhaité
Outre la question du Sahara, en mai 2021, alors que l’exode massif de migrants depuis le Maroc vers l’autre enclave espagnole, Sebta, envenimait les relations entre le Maroc et l’Union européenne, le secrétaire d’État allemand aux affaires européennes a appelé l’UE à «ne pas céder au chantage du Maroc».

Par ailleurs, dans son discours du 20 août 2021, le roi Mohammed VI a implicitement visé l’Allemagne en précisant que «plutôt que d’appuyer les efforts du Maroc dans le cadre d’un équilibre souhaité entre les pays de la région, des rapports ont franchi toutes les limites de l’acceptable, allant jusqu’à recommander que soit freinée la dynamique de développement de notre pays, au motif captieux qu’elle crée une dissymétrie entre les États maghrébins».

Une probable allusion au rapport d’un puissant think tank allemand appelant l’UE à diminuer son soutien au Maroc pour freiner une prétendue «hégémonie » du Royaume sur le Maghreb, et en particulier sur la l’Algérie et la Tunisie.