L'opposant au régime Algérien, Karim Tabbou, arrêté

L’opposant politique algérien, Karim Tabbou, a été placé, mercredi 28 avril 2021, en garde à vue à Alger en attendant sa présentation devant le procureur, selon le Comité national pour la libération des détenus.

Cette décision intervient suite à une plainte déposée contre lui par le président du Conseil national des droits de l’Homme, Bouzid Lazhari. Ce dernier avait été conspué par l’opposant lors des funérailles de l’avocat Ali Yahia Abdennour, vétéran du combat pour les droits humains en Algérie, dans un cimetière algérois.

L’Algérie a enregistré, ces dernières semaines, à quelques mois des élections législatives, une recrudescence de la répression et des interpellations des manifestants. Dernièrement, plusieurs organisations algériennes et internationales ont exprimé leurs inquiétudes quant à la répression du droit à la liberté d’expression dans ce pays maghrébin.

Dans un communiqué publié mercredi, la LADDH a exprimé son inquiétude devant l’escalade de la répression qui vise toutes les voix de l’opposition et du Hirak. Elle a exhorté le pouvoir à «l’arrêt immédiat du harcèlement et des arrestations arbitraires des militants pacifiques du Hirak, de la société politique, civile, et des journalistes».

Pour sa part, Human Rights Watch a dénoncé, dans son dernier rapport, les autorités algériennes pour leur répression continue contre le Hirak et l’emprisonnement des opposants qui demandent plus de démocratie dans le pays.

L’ONG a condamné les peines de prison prononcées contre de nombreux opposants politiques s’étant exprimés de manière non violente sur les médias sociaux. De son côté, le département d’Etat américain a, dans son rapport sur les droits de l’Homme 2020, dénoncé les violations des libertés civiles et publiques les plus essentielles dans le pays.

Ce document a critiqué les manoeuvres du gouvernement pour censurer les médias électroniques, ainsi que lois liberticides adoptées en Algérie, dénonçant d’autres violations des droits humains liées à la torture, à la détention arbitraire et au déni d’une réelle justice aux opposants politiques