Quand l’Algérie surfe sur la vague de la cause palestinienne !

LES COUPS BAS CONTRE LE MAROC SE POURSUIVENT

L’Algérie officielle est un État voyou qui ne lésine pas sur les moyens, même en temps de crise où la population peine à trouver un litre de lait ou d’huile de table, pour faire oublier que le Maroc a grandement contribué à rendre la question palestinienne une cause internationale.

Le régime algérien continue de refouler le sentiment amer de ses déboires récurrents face au Maroc. Après avoir menacé l’Espagne de revoir à la hausse les tarifs de son gaz naturel à la suite de la position du voisin ibérique au sujet du plan d’autonomie marocain, la junte militaire tente à nouveau de porter atteinte à l’image du Royaume en évoquant son accord de normalisation avec Israël. Elle joue sur le même terrain : celui de la cause palestinienne. Jeudi 21 avril 2022, le comité ministériel arabe chargé de l’action internationale face aux politiques et mesures israéliennes illégales à Al-Qods occupée, réuni à Amman, en Jordanie, a salué, dans un communiqué final, le rôle du Comité Al-Qods, présidé par le Roi Mohammed VI, à travers l’Agence Bayt Mal Al- Qods Acharif, dans le soutien de la ville sainte et des Maqdissis. Constatant que le communiqué final du comité comprend un paragraphe sur le rôle de S.M. le Roi, président du comité Al-Qods et de l’agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, le représentant de l’Algérie a exigé un paragraphe sur le rôle présumé du président algérien à cet égard. A sa grande déception, l’assistance n’a prêté pas la moindre attention à sa demande surréaliste. Car l’Algérie n’est pas à sa première tentative de saboter la vulgarisation du communiqué du comité.

Crise de jalousie
Cinq jours auparavant, samedi 16 avril 2022 précisément, le représentant permanent de l’Algérie auprès de l’ONU a entravé l’adoption d’un communiqué du Groupe arabe à New York, relatif à la récente agression israélienne contre les lieux saints à Al-Qods, qui se référait au Comité Al-Qods de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI) et à l’action de son président le Roi Mohammed VI.

En effet, la délégation de la Palestine a fait circuler ce projet de communiqué qui condamne l’agression israélienne dans la ville sainte et reconnaît le rôle important du Comité Al-Qods, présidé par S.M. le Roi Mohammed VI, pour défendre la ville sainte et préserver son identité. La délégation marocaine l’a fortement soutenu. Elle n’a, pour ainsi dire, proposé ni changement, ni amendement. L’ensemble des États membres du Groupe arabe ont validé le communiqué tel que soumis par la délégation palestinienne, à l’exception de l’ambassadeur d’Algérie. Ce dernier, fidèle à la haine maladive de ses autorités contre le Maroc, s’est opposé à la référence au Comité Al-Qods, et a tenté d’inclure une mention d’un soutien de son président à la cause palestinienne.

Pour l’histoire, il s’est même opposé au fait de citer le rôle important de l’Égypte dans ce dossier. Est-ce une crise de jalousie? Peut-être. Ce qui est sûr, c’est que la haine que nourrissent les locataires de la Moradia (les nouveaux comme les anciens) à l’encontre du Royaume ne disparaîtra que s’ils perdent le contrôle du pouvoir. Ce jour viendra. En attendant, ils baignent dans l’hypocrisie diplomatique qui les isole de plus en plus sur la scène internationale. Le monde entier ou presque sait aujourd’hui que l’Algérie officielle est un État voyou qui fait appel à des mercenaires pour accomplir le sale ‘’boulot’’. Il ne lésine pas sur les moyens, même en temps de crise où la population peine à trouver un litre de lait ou d’huile de table, pour faire oublier que le Maroc a été derrière le fait de rendre la question palestinienne une cause commune non seulement aux pays musulmans et arabes mais aussi une cause internationale. Le Royaume a ainsi toujours démontré par les actes son soutien à la ville d’Al-Qods et à ses habitants depuis les accords de camp David et d’Oslo, la création du comité Al-Qods et de l’Agence Bayt Mal Al-Qods.

Campagne de propagande
Une position constante qui n’a pas changé d’un iota après la conclusion de l’accord tripartie Maroc- USA-Israël. Pourquoi évoquer cet accord? Car il a été conclu au niveau de la haute sphère des trois pays. Du côté marocain, le dessein était de relancer la dynamique enclenchée par la reconnaissance par les États-Unis de la marocanité du Sahara.Les choses ont changé depuis. L’Allemagne et l’Espagne sont revenues sur leurs positions respectives figées et surtout très peu transparentes. C’est justement ce revirement qui fait que le régime algérien pique une crise d’hystérie. En tenant vainement de dissuader l’Espagne et de la pousser à faire machine arrière, elle a doublé la mise pour une campagne de propagande avec l’objectif de montrer le Maroc sous une facette d’un pays qui va à l’encontre des intérêts du peuple et de la cause palestiniens. Tout cela, en faisant une fixation sur la normalisation des relations avec Israël. En vérité, le régime algérien ne se soucie point de la Palestine. Ce n’est qu’une de ses astuces de diversion visant à détourner l’attention de ce qui se passe à l’intérieur de l’Algérie. Car en interne, la situation politique, économique et sociale est bouillonnante.

Si besoin est, voici une autre preuve qui atteste que la junte militaire algérienne joue avec la question palestinienne pour s’attaquer au Maroc. Les déclarations de l’ambassadeur de Palestine à Rabat, Jamal Choubki, le 19 avril 2022, n’ont pas été du goût de l’establishment algérien. Car M. Choubki a salué hautement la position du Royaume du Maroc vis-à-vis des dernières agressions israéliennes dans la Mosquée Al-Aqsa, qui est en phase avec la position arabo-musulmane et que le communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères marocain “a mis les points sur les i” concernant la position marocaine qui a été notifiée officiellement à la partie israélienne. Pour contrer les déclarations de son ‘’collègue’’, le régime algérien a, le lendemain, poussé la première chaîne de télévision publique à faire une interview avec l’ambassadeur de Palestine à Alger, Fayez Mohamed Mahmoud Abou Aita. C’était pour lui faire dire ces choses: “La lettre du président algérien au Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui comprend la garantie d’une protection internationale au peuple palestinien, ne s’adresse pas uniquement aux Nations unies, mais aussi à l’entité sioniste et à diverses parties au niveau international ainsi qu’à certains pays arabes qui se précipitent à normaliser leurs relations avec Israël», a-t-il déclaré, faisant allusion au Maroc.

Le peuple muselé
Une autre preuve? Le 30 mars 2022, recevant le Secrétaire d’État américain Anthony Blinken à Alger, le président algérien, Abdemajid Tebboue, a fait un monologue long de 27 minutes. S’adressant au responsable américain, le président Tebboune a déclaré: “Sur le dossier palestinien, nous n’avons aucune animosité vis-à-vis d’eux (Israël). Le seul problème qu’il y a entre nous, c’est la Palestine, rien d’autre.” Ce langage inhabituel du président a choqué tout le monde. Si l’Algérie n’a pas de problème avec l’État d’Israël, pourquoi véhicule-t-elle qu’elle mène seule un combat “antisioniste” et pourquoi fustige-t-elle les pays qui ont normalisé leurs liens diplomatiques avec Israël, comme le Maroc?

Hypocrisie, lâcheté, mesquinerie… On peut traiter le régime algérien de tous les noms. Cela ne changera rien du moment où la voix du peuple, seule susceptible de déboulonner les généraux séniles et leurs compères, est muselée. Par la répression. Et la répression est le signe d’un pouvoir aux abois. Un pouvoir qui, pour aplatir la contestation population, use aussi d’une autre tactique inefficace: donner en pâture à la rue un certain nombre d’arrestations de figures de l’ancien clan Bouteflika. Mais aller jusqu’à désacraliser la question palestinienne pour atteindre un but infâme, c’est dire qu’il est temps que la communauté arabo- musulmane prenne une position claire vis-à-vis de l’Algérie.