L'Algérie et le Polisario mis devant leurs responsabilités

Résolution 2548 du conseil de sécurité sur le Sahara

A la veille de la célébration de l’anniversaire de la glorieuse Marche Verte, le 6 novembre 2020, la nouvelle résolution 2548 du Conseil de sécurité de l’ONU vient conforter la démarche du Maroc pour la résolution du conflit du Sahara.

Énième victoire du Maroc dans le dossier du Sahara marocain. Le dernier Conseil de sécurité des Nations-Unis, tenu vendredi 30 octobre 2020 et qui a décidé de proroger pour une année le mandat de la Minurso, a consacré la prééminence de l’initiative marocaine d’autonomie pour résoudre le conflit artificiel autour du Sahara marocain, présentée le 11 avril 2007.

Dans sa nouvelle résolution 2548, l’instance onusienne n’a pas manqué de féliciter le Maroc pour ses efforts «sérieux et crédibles». Une gifle pour les détracteurs du Royaume et les instigateurs du Polisario. D’ailleurs, il est important de noter que cette nouvelle résolution consacre l’Algérie en tant que partie principale au différend régional sur le Sahara marocain.

«La résolution 2548 apporte un message de clarté, dans la définition des véritables parties dans ce différend régional, en pointant expressément le rôle de l’Algérie. Ainsi, l’Algérie est citée pas moins de 5 fois, alors que ce pays n’était pas du tout évoqué dans les résolutions antérieures à 2017. Le Conseil de sécurité appelle, donc, l’Algérie à assumer un rôle à la hauteur de son implication politique, diplomatique, militaire et humanitaire dans ce différend régional. Aucun processus politique n’est envisageable sans l’implication effective et constructive de ce pays», déclare Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger.

Gesticulations provocantes
Le Conseil de sécurité souligne, par ailleurs, la responsabilité humanitaire de l’Algérie, «qui est dans le devoir de se conformer à ses obligations internationales. La résolution demande à l’Algérie, à nouveau, que l’enregistrement des réfugiés dans les camps de Tindouf soit envisagé», souligne Bourita. Le Conseil de sécurité de l’ONU a, sur un autre registre, appelé à la nomination d’un nouvel Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, et a lancé un appel à toutes les parties prenantes à faire montre de volonté politique et à travailler dans une atmosphère propice au dialogue.

Sur ce volet, le Conseil de sécurité a exprimé sa préoccupation face aux dernières gesticulations provocantes et ridicules du Polisario dans la zone tampon de Guerguerat. D’un ton ferme, le Conseil de sécurité a sommé le mouvement séparatiste de cesser «immédiatement» ses actes de déstabilisation et de respecter ses engagements et accords militaires conclus avec la Minurso.

Une alerte et un ordre clair de la part du Conseil de sécurité qui survient après celui du Secrétaire général de l’ONU, le 21 octobre 2020. Par la voix de son porte-parole, António Guterres a ordonné, on ne peut plus clair, au Polisario de ne point «entraver la circulation civile et commerciale à Guerguerat et de n’entreprendre aucune action à même d’altérer le statut quo sur le terrain».

La nouvelle résolution apporte un message de constance dans la préservation des acquis du Maroc, selon Nasser Bourita, à savoir l’initiative marocaine d’autonomie comme base de toute solution politique, ainsi que les paramètres de réalisme, de pragmatisme et de compromis qui caractérisent cette initiative marocaine. «Plusieurs pays, notamment membres permanents du Conseil de sécurité, ont d’ailleurs réitéré, à l’occasion de cette résolution, leur appui à l’initiative marocaine», se félicite Bourita.


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