Algérie-Espagne : Et à la fin, Alger revient la queue entre les jambes


C’est une volte face surprenante. Après avoir rappelé son ambassadeur en Espagne, le 19 mars 2022, Alger a demandé l’accord du gouvernement espagnol pour la nomination d’un nouvel ambassadeur. Ce feu vert devrait être donné lors d’un conseil des ministres de l’exécutif ibère, dans les prochaines semaines. Le nouvel ambassadeur devrait être Abdelfattah Daghmoum, ancien numéro deux de l’ambassade d’Algérie à Madrid et exambassadeur algérien en Guinée. L’Algérie avait décidé de rappeler son ambassadeur pour exprimer sa colère face à la décision du gouvernement de Pedro Sanchez de s’aligner sur le plan d’autonomie marocain, une première dans les relations entre le Maroc et l’Espagne.


Soutien indéfectible du mouvement séparatiste du Front Polisario, l’Algérie a fait le choix, également, de suspendre un traité d’amitié conclu le 8 octobre 2002 avec l’Espagne ainsi que la limitation des transactions commerciales, en gelant les opérations bancaires. Face à la position déterminée de l’Espagne de soutenir le plan d’autonomie marocain, l’Algérie a fait machine arrière, les conséquences de sa colère étant particulièrement lourdes pour ses entreprises et ses exportations, qui ont subi un choc financier important depuis cette décision. A noter que M. Sanchez est désormais bien en passe de rester en poste à la présidence du gouvernement espagnol après avoir finalement réussi à arracher l’appui des indépendantistes catalans de Junts per Catalunya ce 9 novembre 2023.

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