Ahmed Tarouzi devant l'audience nationale Espagnole: C'était Brahim Ghali qui donnait les instructions pour perpétrer les tortures

Un témoin des tortures présumées commises par le Polisario dans les camps de Tindouf (Algérie) a assuré, mardi 27 juillet 2021, devant le juge de l’Audience nationale (la plus haute juridiction espagnole), Santiago Pedraz, que Brahim Ghali était la personne qui donnait les ordres et que, parfois, le chef du Polisario était présent dans les séances de tortures.

Selon des sources judiciaires, Ahmed Tarouzi -un activiste qui affirme avoir été séquestré et torturé par le front Polisario durant 11 ans- a même expliqué au juge durant sa déclaration que l’une des tortures consistait à arracher les ongles et les dents aux prisonniers.

Il a identifié ses tortionnaires, parmi lesquels figurerait M. Ghali, bien que lui ne torturait pas en personne mais il donnait les ordres, affirment les mêmes sources. Suite à la déclaration faite par Ahmed Tarouzi, l’avocate de l’Association sahraouie pour la défense des droits de l’Homme (ASADEDH), Maria del Rosario Villas, a sollicité du Tribunal Central d’Instruction n°5 de l’Audience Nationale, que Ahmed Tarouzi soit examiné par un expert médico-légal afin d’accréditer la réalité des lésions causées par les tortures dont il a été victime.

Selon les mêmes sources, M. Tarouzi a mis l’accent, lors de sa comparution, sur la présence de Brahim Ghali maintes fois, dans la prison clandestine, où il a été incarcéré entre 1982 et 1995, assurant que des membres du Polisario, ainsi que des agents algériens, torturaient les personnes détenues. Dans ce sillage, Tarouzi a attesté que les tortionnaires lui avaient arraché des dents et l’avaient brûlé avec des cigarettes et des fers rougis, affirmant avoir également été témoin de la torture d’autres détenus.