Agression d'une cadre paramédicale devant la sécurité du CHU Ibn Rochd

Menace sur la sécurité du personnel soignant et des patients

Une technicienne l’Institut médico-légal du Centre hospitalier Ibn Rochd, à Casablanca, échappe de justesse à une tentative d’enlèvement en plein jour à l’intérieur du CHU. Cette affaire remet en question la sécurité du personnel médical et infirmier mais aussi des patients et des membres de leurs familles à l’intérieur de ces établissements de soins.

C’est un fait divers qui aurait pu passer inaperçu si l’agression ne s’était pas déroulée à l’intérieur du CHU Ibn Rochd, à Casablanca, au vu et au su de tout le monde. Lundi 30 août 2021, une cadre paramédicale, formée en soins infirmiers et techniques, exerçant à l’Institut médico-légal du Centre hospitalier Ibn Rochd, a été violemment agressée en plein jour, devant la sécurité du CHU.

La jeune technicienne était tétanisée en montant dans sa voiture quand elle a été surprise par trois individus armés (armes blanches) qui tentaient de l’enlever de force. La jeune dame, victime de cette agression à l’aide d’armes blanches et de tentative avortée d’enlèvement, au sein même de l’établissement hospitalier, a résisté à ses agresseurs et s’en est sortie indemne mais ses agresseurs ont réussi à lui voler sa voiture avant de prendre la fuite, sans que les éléments de sécurité du CHU n’interviennent. Cette affaire remet en question la sécurité du personnel médical et infirmier mais aussi des patients et des membres de leurs familles à l’intérieur de ces établissements de soins.

Agressions verbales et physiques
Le lendemain, mardi 31 août à midi, la Fédération nationale de la santé affiliée à l’Union marocaine du travail (UMT) a organisé, un sit-in devant l’Institut médico- légal du CHU Ibn Rochd afin d’exprimer sa protestation contre cette agression et cette tentative de kidnapping au sein même du CHU et contre toutes les formes d’agressions, aussi bien verbales que physiques, dont sont régulièrement victimes les personnels féminin et masculin de l’établissement hospitalier dans l’exercice de leurs fonctions. La Fédération a tenu à faire assumer ces faits criminels à la direction du CHU, puisque l’agression et la tentative d’enlèvement ont eu lieu à l’intérieur de l’hôpital.

Elle a également tenu à tirer la sonnette d’alarme au sujet des actes d’agressions répétitifs dont est victime le personnel hospitalier de manière générale dans les centres hospitaliers et les services d’urgences de toutes les villes et régions du Royaume. Il y a deux semaines, les infirmiers ont observé une grève nationale de 24 heures, à la suite de violences subies par une infirmière et un étudiant dans un centre de vaccination à Sidi Bernoussi (Casablanca).

Depuis des années que le ministère de la Santé promet de défendre la dignité et l’intégrité physique du corps médical et infirmier et administratif, aucune mesure sérieuse n’a été engagée pour atteindre cet objectif.