L'agresseur des enseignants condamné à un an de prison ferme

La justice frappe fort contre les faux agents d'autorité

Le pseudo agent d’autorité, habillé en T-shirt noir et à la casquette, qui a violenté les enseignants contractuels, lors de leur manifestation le mercredi 17 mars 2021 à Rabat, a été condamné par le tribunal de première instance de Rabat à un an de prison ferme.

Une condamnation qui semble satisfaire les Marocains, qui ont manifesté leur choc et leur consternation par rapport aux violences subies par les enseignants. Dans le cadre de la même affaire, un auxiliaire d’autorité a, quant à lui, écopé de trois mois de prison ferme. L’homme habillé en civil, qui se présentait sous une fausse identité en tant qu’élément des services de sécurité, était apparu sur des photos et vidéos publiées sur les réseaux sociaux frappant violemment les enseignants.

Pour rappel, «plusieurs comptes sur les réseaux sociaux ont relayé des photos et des séquences vidéo montrant une personne en civil usant de la violence lors de la dispersion d’un rassemblement des enseignants-cadres relevant des Académies régionales de l’Éducation et de la Formation», indiquait la Wilaya de Rabat dans un communiqué. Une enquête avait été rapidement ouverte par le Parquet pour déterminer l’identité de cette personne et définir les tenants et aboutissants des faits.

Le lendemain, jeudi 18 mars, le service préfectoral de la police judiciaire de Rabat a réussi, sur la base d’informations précises fournies par les services de la Direction générale de la surveillance du territoire, à interpeller l’agresseur. Si ce jugement verse dans le sens du respect de la dignité des enseignants, il n’en demeure pas moins que leur contestation ne s’est pas pour autant estompée.

Lundi 5 avril, les enseignants ont repris leur mouvement de grève dans plusieurs régions du Royaume. Des grèves qui pénalisent le déroulement normal des cours sachant que cette année scolaire est exceptionnelle à plus d’un titre. Perturbée depuis un an par la pandémie, la scolarité des enfants fonctionne au ralenti pour respecter un protocole sanitaire strict. Or, les grèves des enseignants viennent aggraver davantage la situation de l’enseignement et participe à la chute du niveau scolaire des élèves.