African Lion 2022: Israël était présent

Comme l’avaient indiqué plusieurs médias, I’armée israélienne a bel et bien été représentée au Maroc pour l’exercice militaire African Lion, tenu du 6 au 30 juin 2022 et ce comme à l’habitude sous l’égide du commandement des États-Unis pour l’Afrique. En effet, Tsahal a dépêché dans le Royaume deux de ses officiers, lesquels étaient accompagnés du chef de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord du ministère de la Défense de l’État hébreu.

“La participation d’Israël à cet exercice est une étape supplémentaire dans le renforcement des relations de sécurité entre les ministères de la Défense et les armées des deux pays,” a confirmé le gouvernement israélien lui-même, en faisant notamment allusion à l’accord de coopération sécuritaire signé le 24 novembre 2021 avec les autorités marocaines lors de la visite du ministre de la Défense israélien, Benny Gantz. Ce dernier accord, qui avait aussi été agrémenté d’un mémorandum d’entente le 25 mars 2022, avait, ainsi, posé les jalons d’une relation plus accrue dans le domaine de la défense entre le Maroc et Israël, ce qui fait que la participation de ce dernier à l’étape marocaine d’African Lion ne devrait, en vérité, aucunement surprendre. Et selon toute vraisemblance, ce n’est même pas la première fois que les deux pays se retrouvent côte à côte dans le même exercice militaire car début juillet 2021, un C-130 des Forces royales air (FRA) marocaines avait été dépêché au Proche-Orient pour des exercices militaires également organisés sous auspices américaines, avant même donc la signature de l’accord de coopération sécuritaire.

Dans un contexte marqué par des fortes tensions avec l’Algérie, dont les menaces de guerre à l’encontre du Maroc sont à peine voilées, la coopération militaire maroco-israélienne fait beaucoup parler d’elle dans la mesure où le Royaume a, selon diverses sources médiatiques, fait exploser son carnet de commandes auprès de l’industrie de l’armement israélienne, avec l’achat de systèmes de défenses pour protéger ses centres névralgiques ou encore des drones, dont certains sont d’ores et déjà utilisés au Sahara marocain contre le mouvement séparatiste du Front Polisario. Pour sa part, la voisine de l’Est avait cité la normalisation comme un des motifs à la rupture des relations diplomatiques à laquelle elle avait procédé fin août 2021 et qui est à ce jour toujours en cours.