African Digital Summit 2015

Mounir Jazouli, président du Groupement des annonceurs du Maroc Mounir Jazouli, président du Groupement des annonceurs du Maroc

INTERVIEW. Le deuxième “African Digital Summit”, les 17 et 18 décembre 2015, est le rendez-vous incontournable des professionnels du marketing et du digital. Organisé par le Groupement des annonceurs du Maroc, l’événement prend une dimension africaine et promet des annonces inédites.

Maroc hebdo: Quelles sont  les nouveautés de cette 2ème  édition de l’“African Digital  Summit”, organisée par le  Groupement des annonceurs  du Maroc?
Mounir Jazouli:
Les nouveautés  sont, d’abord, le positionnement  du Sommet, qui est  passé d’une échelle locale à une  grande échelle continentale,  africaine.
La deuxième nouveauté, c’est  le contenu scientifique. Nous  avons, cette année, 25 speakers,  des experts reconnus de quatre  continents, signe d’une ouverture  internationale puissante.  Troisièmement, l’événement  se déroulera, cette année, sur  2 jours au lieu d’un jour seulement  l’année dernière.  Et, enfin, nous allons lancer,  l’année prochaine, une étude  digitale africaine tout en gardant  l’étude locale.


L’année dernière, il s’agissait  d’un événement marocain.  Aujourd’hui, la deuxième édition  a une dimension continentale.  Qu’est-ce qui justifie  ce changement de stratégie?
Mounir Jazouli :
Donner une  dimension africaine à l’événement  était une ambition qui  nous projetait dans l’avenir.  Nous nous sommes mis au  travail pendant les 11 derniers  mois.  Aujourd’hui, nous avons la  confirmation de participants de  8 pays africains. C’est l’unique  événement du genre dans le  continent dédié aux marques  et annonceurs. En instaurant l’ADS comme rendez-vous annuel  incontournable du Digital «Advertisers  Side», nous positionnerons  Casablanca et le Maroc au coeur  d’une grande dynamique africaine  dans ce domaine, nous accompagnerons  l’expansion continentale  et internationales des marques  marocaines et nous donnerons  une ouverture aux acteurs locaux  du Digital.


Peut-on avancer que le Maroc a  un savoir-faire digital exportable  en Afrique?
Mounir Jazouli:
Oui, nous avons  un savoir-faire et une expertise  marocains, des modèles qui sont  déployables et exportables, des  talents. Le Maroc est, aux côtés du  Nigeria, du Kenya et de l’Afrique  du Sud, l’un des meilleurs de  l’Afrique dans ce domaine. Le rôle,  entre autres, de l’African Digital  Summit est, justement, de favoriser  l’émergence de cette expertise  marocaine.


Plusieurs annonceurs souhaitaient  participer l’année dernière,  mais il n’y avait plus d’espaces  pour les accueillir. Qu’en  est-il, cette année?
Mounir Jazouli :
Lors du mot de  la clôture, j’avais promis, que  lors de la deuxième édition, il  y aura plus d’espaces. Car on  avait recensé 1.350 inscrits lors  de la première édition mais nous  n’avons pu satisfaire qu’un peu  plus de 500 participants. Il y a  eu 850 demandes rejetées. Notre  capacité logistique nous permet,  cette année, d’accueillir 700 à 800  participants.


Le clou de la première édition a  été le lancement de la première  étude digitale marocaine. Quelles  conclusions avez-vous pu en tirer?
Mounir Jazouli:
L’année dernière,  on avait une première vision  simple d’un rendez-vous annuel  où se rencontrent autour du digital  des agences digitales, des médias,  des marques et annonceurs et des  agences de com. C’était une édition  marocaine qui a réuni plus de  500 participants sur une journée  avec plusieurs thématiques et  panels, tables rondes… Le clou de  cette édition a été la présentation  des résultats d’une étude intitulée  Digital Trends Morocco, qui a permis de déceler un engouement  inédit des annonceurs et marques  pour le digital, mais aussi de distinguer  entre 3 catégories de cibles  avec des besoins spécifiques chacune.


La première catégorie est composée  d’institutions qui ont adopté le  digital et suivent les dernières tendances.  La deuxième est celle d’annonceurs  qui se cherchent encore  mais qui ont la volonté de s’y investir.  La troisième est celle de ceux  qui tâtonnent encore, hésitent  tout en calculant les risques y afférents,  et qui se demandent quels  risques prendre? Comment? Par  quels moyens? Y a-t-il des effets  inverses?


Qu’avez-vous fait pour accompagner  ces trois catégories  d’annonceurs?
Mounir Jazouli:
Pour la première  catégorie, nous avons relevé un  besoin en ressources qualifiées.  Nous avons donc mis en place  des masters spécialisés en partenariats  avec des universités,  dont l’Université internationale  de Casablanca, ainsi que des  écoles supérieures, pour préparer  dans les 2 ou 3 années à venir  des profils qualifiés.


La deuxième catégorie avait  besoin d’un accompagnement  opérationnel. Nous leur avons  montré un benchmark local des marques qui ont réussi et nous  sommes en train de les doter  d’outils pour mieux gérer leur  activité digitale, à travers également  des conférences et de  la formation continue. Nous  avons signé, dans ce cadre, un  partenariat avec Soft Centre,  de l’ANRT pour accompagner  les annonceurs vers une structuration  de leurs stratégies  digitales/Mobiles. Ils proposent  un accompagnement personnalisé  à l’annonceur pour analyser  et conseiller sur la mise en  place d’une stratégie digitale et  mobile et même l’élaboration du  cahier de charges et le choix des  prestataires.