ON ACHÈVE BIEN LE TOURISME AU MAROC !

PROLONGATION DE L’ÉTAT D’URGENCE SANITAIRE

La décision du gouvernement El Othmani de prolonger l’état d’urgence sanitaire au 10 juillet et de confiner les principales destinations des touristes, autant étrangers que nationaux, plombe tout espoir pour ce secteur vital, une priorité pour amorcer la relance économique.

Sommes-nous coupés du reste du monde ou sommes-nous les seuls à faire face à la propagation du nouveau coronavirus? La question n’est pas anodine ou fortuite. Les destinations de tourisme concurrentes directes du Maroc font du tapage médiatique autour d’elles pour ramener des touristes et permettre une relance par le tourisme de leurs économies sérieusement impactées par la pandémie, au moment où au Maroc, aucune visibilité; et le ministère du Tourisme, comme la majorité des départements d’ailleurs, se confine bien à ne rien faire et à n’avancer aucune date de reprise.

La preuve, en Egypte, qui a enregistré environ 33.000 cas de maladie Covid-19, dont plus de 1.200 morts, selon les statistiques officielles, chiffres que des experts jugent sous-estimés, et qui se débat encore avec la pandémie, des pyramides aux plages de la mer Rouge, en passant par les monuments du Caire, l’on s’organise pour rouvrir les portes du pays aux visiteurs. En Egypte, «nous préparons le terrain pour que les touristes du monde entier trouvent une destination (…) dans des conditions sanitaires exemplaires», assure le ministre du Tourisme, Khaled El-Enani, à l’AFP.

Rude concurrence
La Tunisie, qui, elle aussi, a subi des pertes économiques et humaines importantes, a annoncé la réouverture de ses frontières pour le 27 juin. Elle a déjà entamé une campagne de communication à large échelle pour canaliser les flux de touristes étrangers, notamment européens. En Turquie, considérée aussi comme une destination concurrente du Maroc, la campagne de com bat son plein.

Le problème, c’est que dans ces quatre pays, le profil des touristes étrangers attendus chaque année est le même. Dans leur grande majorité, ils proviennent des mêmes pays émetteurs que ceux du Maroc. C’est dire que la concurrence sera, comme toujours, rude. A supposer que le Maroc soit dans la course. Or, il est hors jeu. La décision du gouvernement El Othmani de prolonger l’état d’urgence sanitaire au 10 juillet et de confiner les principales destinations des touristes, autant étrangers que nationaux, plombe tout espoir pour ce secteur économique vital, source de devises et véritable relais de l’image du pays, de reprendre. L’interdiction du déplacement entre les provinces et les villes remet aux calendes grecques tous les préparatifs des professionnels du secteur qui pourvoient de l’emploi et des ressources, directement et indirectement, à des millions de personnes.

D’ailleurs, même la reprise des activités de la RAM sur les lignes intérieures n’est pas claire par rapport à la question des autorisations de déplacement. Peut-on se déplacer, en vue du tourisme, dans une région de la zone 1 déconfinée? Pas de réponse pour l’heure.


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