L'académie Lahcen Lyoussi organise une conférence sur la politique étrangère du Maroc

Une approche novatrice pour une diplomatie participative


La première conférence du mois de Ramadan, organisée par l’académie Lahcen Lyoussi a eu pour le thème la politique étrangère du Royaume.

C’est une rencontre instructive organisée par l’Académie Lahcen Lyoussi et le Mouvement populaire. Une rencontre qui a eu lieu le 1er avril 2023 à Salé en présence de plusieurs dirigeants de premier plan du parti, Mhand Laenser, Said Ameskane, Halima El Assli, Moha Lyoussi fils de l’un des fondateurs du parti, Lahcen Lyoussi. Des dizaines de cadres, d’élus et de sympathisants harakis étaient également présents. Le thème choisi pour cette édition des rencontres de l’académie a été «La politique étrangère du Maroc : rétablir de nouveaux partenariats constructifs ».

Modérée par Rachid Boufous, membre du conseil national du MP, la conférence a connu les interventions de Hachem Benhachem, expert en relations internationales qui a traité du partenariat Maroc-UE, Abdou Soulé Diop, président de la commission Afrique à la CGEM et qui a axé son intervention sur la diplomatie économique du Maroc en Afrique et enfin Hakima El Haite, membre du bureau politique du MP, présidente de l’internationale libérale. Son intervention avait pour thème le rôle des partis politiques dans la diplomatie parallèle.


Mais le premier à intervenir a été Mohammed Ouzzine, secrétaire général du Parti du Mouvement Populaire et ancien secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères (juillet 2009/ novembre 2011). Dans un exposé ponctué d’envolées lyriques, M. Ouzzine fidèle à sa façon de s’exprimer ne manquant pas d’anecdotes, a brossé un tableau de la diplomatie marocaine avec ses points forts qu’il a salués et ses faiblesses. Il a appelé à une synergie et une meilleure interaction entre le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, le Parlement et les partis politiques.

Faire avancer le schmilblick
Il n’y a pas mille chemins pour renforcer l’action diplomatique, a-t-il relevé. Pour lui, « la diplomatie officielle est certes l’outil principal pour mettre en oeuvre les objectifs de la politique étrangère du Maroc, mais la diplomatie parlementaire joue un rôle de plus en plus important et influent dans la défense des intérêts du Royaume et de ses causes justes dans les forums régionaux et internationaux. Pour que la diplomatie parallèle soit efficace, il est essentiel de créer des canaux spécifiques pour les Marocains du monde entier, qui jouent un rôle important, bien que spontané et impulsif, dans la défense des questions nationales».

Les interventions de MM. Benhachem et Diop ou encore celle de Mme Haite ont mis l’accent sur les éléments clé qui fondent l’approche diplomatique nationale dans sa globalité : à savoir un partenariat gagnant-gagnant et dans le respect mutuel. Aussi bien les relations avec l’Union européenne qu’avec le continent africain, ce sont ces paramètres là qui restent déterminants. Ce qui est également vrai pour la diplomatie parallèle. Les parlementaires et les partis politiques et les ONG ont besoin d’un échange régulier avec le département des Affaires étrangères pour avoir l’information exacte et agir en conséquence. Tenue à un moment où la diplomatie marocaine engrange des victoires, la conférence de l’académie Lahcen Lyoussi apporte sa contribution pour faire avancer le schmilblick. Loin de toute surenchère. Et dans l’esprit des pères fondateurs de la mouvance populaire.

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