L’académie Lahcen Lyoussi organise une nouvelle conférence sur la coexistence religieuse et la paix spirituelle

Le Maroc, un modèle du genre


Dans un contexte mondial marqué par la crise économique, et où les menaces de guerre planent sur plusieurs parties du globe, poser la question de la coexistence religieuse relève d’une véritable gageure. C’est à ce débat que l’Académie Lahcen Lyoussi, en partenariat avec le Mouvement populaire, a convié chercheurs, hommes politiques, hommes de religions, entre autres, vendredi 14 avril 2023 à Rabat.

Une rencontre qui, disons-le d’emblée, a tenu toutes ses promesses. Aussi bien par la qualité des interventions posant les termes du débat que celles de l’assistance nombreuse. La conclusion qui s’est dégagée de plus de trois heures de discussions durant cette nuit ramadanesque, est que le Maroc a toujours été un pays où les religions monothéistes coexistent de manière pacifique permettant aux croyants musulmans, chrétiens et juifs de vivre ensemble et que chacun pratique sa religion dans le respect de l’autre.

C’est ce qui se dégage de la première intervention de cadrage, faite par Mohamed Ouzzine, secrétaire général du MP. Pour lui le Maroc a constitué une terre où les trois religions ont pu durer sans affrontements ni ostracisme. Une bonne intelligence a toujours régi les relations entre les croyants. Le socle de cet esprit et ce savoir vivre ensemble étant imarat al mouminine.


Le Roi, commandeur des croyants, garantit les mêmes droits aux musulmans, aux chrétiens et aux juifs, relève M. Ouzzine qui a démarré son intervention par des versets du Coran insistant sur l’égalité entre les croyants sans distinction aucune. Même son de cloche chez Abdelhadi Filali, représentant Mounir El Kadiri El Boutchichi, président du forum mondial du soufisme.

Il a développé l’idée matrice de la zaouia boutchichia selon laquelle les confréries jouent un rôle essentiel dans le maintien de la paix sociale à travers le renforcement de la paix spirituelle. Simon Skira, secrétaire général de la fédération française des Marocains juifs, intervenant par visio-conférence depuis la France, a insisté sur le fait que le Maroc est l’un des rares pays au monde où musulmans, chrétiens et juifs vient ensemble dans une parfaite harmonie.

Pour illustrer son propos, il relève que Juifs vivent au Maroc depuis des centaines d’années, et n’ont jamais été mal traités. Le cardinal de Rabat, Cristobal Lopèze Romiro a consacré son intervention au rôle de l’église dans la consolidation de la coexistence au Maroc.

Le dialogue entre musulmans et chrétiens n’a jamais été rompu au Maroc. Le cardinal a fait une prière formant le voeu d’une longue vie à SM le Roi. Modéré par Hatim Bakkar, membre du bureau politique du MP, la conférence débat a été ouverte à l’assistance. La plupart des intervenants ont mis l’accent sur le référentiel marocain de l’Islam basé sur les vertus du dialogue et la consolidation de la paix spirituelle.

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