Profil : Abou Awad, l'image dans le sang


Abdellah Abou Awad se définit surtout comme un expert des médias. Son livre, publié en mars 2023 et consacré au rôle d’Al-Jazeera dans le printemps arabe et la chute de certains chefs d’Etat, a eu beaucoup d’échos. Et pour cause, M. Awad a connu la chaîne de télévision qatarie et son mode de fonctionnement alors qu’il faisait des stages et des formations en audiovisuel à Doha. Docteur en sciences politiques et relations internationales puis docteur en littérature et sciences humaines de l’Université Mohammed-V à Rabat, M. Awad s’est spécialisé dans tout ce qui a trait à l’image.


Il a complété sa formation dans des académies anglophones. Il a été plusieurs fois jury des festivals internationaux de cinéma, et particulièrement le documentaire. Il est cinéaste reconnu par le Centre cinématographique marocain (CCM) et expert en intermédiation culturelle près la cour d’appel de Tanger, ville où il est d’ailleurs né voilà quarante-cinq ans. “Je suis attaché à ma ville natale. J’y ai fait ma scolarité jusqu’au baccalauréat.

J’y suis revenu une fois que j’ai eu mon doctorat et quand j’ai été recruté comme professeur universitaire”, confie-t-il. Depuis un certain, M. Awad occupe également le poste de doyen de la faculté multidisciplinaire de Larache, chargé de l’annexe de Ksar El-Kébir. Président de l’Association marocaine des études médiatiques et des films documentaires, le public de Tanger notamment le connaît en tant que cinéphile mordu de l’histoire du Maroc et, surtout, celle du Nord. “Le Maroc a une grande histoire et c’est une grande nation”, aime-t-il répéter à qui veut l’entendre.

Articles similaires